Une arrivée bien arrosée

Laurent toujours sur la trace de John Travolta, Guitou nous a donné rendez-vous en s’exprimant dans son patois natal : «  8H45 au centre équerre du bonnet pour une sortie ban net sans semoule ». Arnaud, Eric, Fred, Michaël, Reynald et moi-même ont répondu à son invitation. Philippe fait fonctionner le téléphone nouvionnais pour prévenir de son désistement. Son oreiller a déraillé enrayant son rêve de la veille de rejoindre le sedanais. Guitou pense avoir oublié ses gants. En fait, il a simplement omis qu’il les avait déposés sur le toit de sa voiture 2 minutes auparavant. A croire que février est le mois du Chocovirus.
A l’idée de tester son nouveau bike prénommé Désiré, Eric est excité  comme un pou cherchant un single sur la tête d’Arnaud et de Fred au doigt bien mal indexé ce dimanche. Après quelques tours de roues du 27,5 pour certains, chacun enfourche sa propre monture.
Le petit single et la piste habituels permettent de se chauffer les cuissots. Arnaud pousse sur les pédales et arrive le premier à la barrière. Nous nous régalons des travers et des trajectoires que nous offre le single suivant. Vu la quantité d’eau Zeus a dû demander l’aide de Poséidon. La piste rejointe, je sors mon petit outil pour démonter les plaquettes avant du Pivot et enlever une minuscule brindille provoquant un cliquetis qui aurait pu m’empêcher de dormir durant 15 jours. Nous parvenons à la descente pour se jouer de ses racines et de son glissant. Michaël n’hésite pas à tirer volontairement tout droit en finissant par le talus. Nous aboutissons à la RF des Douaires après quelques montées et descentes. Son corps pas encore remis des excès de la Saint-Valentin, Guitou nous la joue petite b…. en poursuivant par la piste. J’emboîte le gras de la montée du chemin forestier suivi d’Arnaud, Michaël, et d’Eric. Le groupe reformé Guitou feinte de prendre la trace de débardage longeant la RF. Son œil pétillant présage d’une Guitou-vanne. Bingo. Arnaud déjà engagé fait demi-tour. Me sentant en jambes après avoir pivoter la veille, je poursuis seul la trace secoué par les empreintes des sculptures des pneus des tracteurs tout en slalomant entre les branches au sol.
Fred nous offre ses pâtes de fruits et sort son plus bel objet pour immortaliser cette matinée. Après la longue descente du Bouillonnais nous récupérons des chemins joueurs. Michaël a quelques soucis avec ses passages de vitesse. Le pauvre. Il lui faut un nouveau bike pour qu’il retrouve le sourire. A la suite d’un coup de cul certes assez court mais bien sec et bien raid, Guitou pense aux 90Km de Godefroy. Il décide alors d’entamer un régime diététique et s’enfile goulûment, sous le regard ébahi d’Eric, une barre de céréale. L’index de Fred est devenu de plus en plus douloureux et rend les freinages délicats. Il décide de couper court. Reynald qui aux fils des sorties retrouve des jambes, se fait surprendre par le manque d’adhérence dans le dernier pétard et adopte la position du « je fais la sieste veuillez ne pas faire de bruit ». Heureusement pas de bobo.
A l’arrivée, le coffre d’Eric et de Reynald sont bien garnis. Nos gosiers ne savent plus où donner de la goulée. Au fait Monseigneur Stéphane quand roules-tu que j’arrose mon Mach car à mon âge Alzheimer me guette dans les descentes et je pourrais perdre la bouteille (heu ..? non la tête).

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