Le miracle de la fontaine Malbrough

Laurent s’étant transformé en guincheur du Saturday Night Fever, c’est Guitou qui nous accueille ce dimanche pour nous emmener sur les hauteurs de Gespunsart. Arnaud et moi arrivons les premiers. Nous nous équipons dans le vaste garage de notre hôte. Si la demeure de ses 4 roues et de ses bikes est reluisante, son Zesty tout neuf porte encore la boue de Larchant. Mickaël apparaît 2 minutes avant l’heure du départ. A vitesse éclair, il sort son bike lavé de la veille et charge la chaine d’huile. Reynald est à la bourre le GPS de son portable ayant refusé de se connecter. Guitou tourne autour du Pivot et profite que je détourne le regard pour l’enfourcher et s’enfuir. Aucune inquiétude de ma part, l’enlèvement ayant eu lieu au domicile du kidnappeur il me sera facile de mettre  la main sur ce dernier.
Le vent est froid. Nous commençons par nous geler les attributs virils. Nous prenons le départ. Enfin presque … le pneu avant de Guitou montre un signe de  faiblesse dès les premiers mètres. Après un pompage dont seul Claude PIEPLU aurait pu narrer l’intensité, nous repartons.  Nous comprenons vite que le vent sera soit notre allié soit notre ennemi selon le sens de progression. Nous empruntons quelques chemins ruraux pour rejoindre les bois. Flaques et sol glissant sont au rendez-vous. Arnaud, n’ayant pu déclipser, est à 5 millimètres de nous proposer un replay de Cyrano. Allongé de tout son long il s’arrête cette fois à un mégot de l’arbre. La piste entre La Grandville et Gespunsart  nous oblige à patauger ou à grimper sur les talus. Arrivés au 2/3 nous nous enfonçons dans les bois pour terminer par le fossé. Arnaud prend la tête et se régale de plusieurs sauts. Le Pivot montre toutes ses qualités de descendeur ce qui me permet de rester accrocher à la roue de Michaël. A l’entrée de Gespunsart, nous retrouvons Guitou qui a tiré par le chemin affaibli par un point de côté. Rien d’étonnant sachant que ses habituels bruits intestinaux (tels l’effet des remontées d’huile dans la chambre à combustion) sont inaudibles ce dimanche.  En effet, les points de côté sont dus à une dilatation de gaz au niveau du gros intestin.
Arnaud nous propose la découverte d’une bosse qui n’en finit pas. Quel Raidar pourrait refuser une telle offrande ..?. Nous passons devant la fontaine Malbrough. Le nom de cette fontaine proviendrait du fait qu’après avoir bu l’eau qu’elle déverse avec humour, une vache souffrant de maux de ventre, pour avoir « mal broutée  » aurait vu ses problèmes intestinaux guéris ! Il en est de même pour Guitou qui retrouve la patate. La première partie de la montée est grasse. Ca mouline mais aucun d’entre nous ne met pied à terre. Après un court moment de répit, la pente s’accentue. Les visages se crispent. Deux bouleaux barrant le chemin nous imposent de quitter la selle. Je finis sur le bike alors qu’Arnaud et Reynald usent leurs souliers.  Lors du rassemblement, Arnaud revient sur sa rencontre avec un arbre à l’Hivernale. En guise de geste de premiers secours Fred lui aurait sucé le nez (la suite ne peut être rapportée sur ce site accessible aux mineurs au regard du caractère pornographique).
Nous retrouvons du plat. Du plat certes mais bauge sur bauge. Sachant que la trace la plus droite est la plus directe, Reynald entre dans chaque trou d’eau sans la moindre tentative d’esquive. Guitou tente de l’imiter. Heureusement le grip de sa Célius gauche lui évite de finir au milieu des têtards. Il est déjà 11H. Nous redescendons sur Gespunsart. Notre guide nous emmène en free ride pour rejoindre une longue pente. Ma tentative de descente du talus du 31 décembre s’étant avérée peu convaincante, je reste sur le spad cette fois. Essai concluant. Des chemins roulants nous rapprochent du point d’arrivée. Nous appuyons sur les pédales et les jambes font mal. Chacun mène la danse avant de relever le pied. Michaël termine devant dans le dernier chemin rural montant avec un vent de face à 45Km/H.
Après 34Km et 712 de D+, bière et succulent cake nous tendent les bras. Merci à Aurore de s’être levée …. aux aurores (je reconnais facile mais je ne suis parvenu à ne pas la faire) pour penser à nos estomacs de morfales.

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