Première journée au Roc d’Azur

Après un voyage sans encombre… enfin presque. Le chien de Stéphane ayant eu la bonne idée de jouer avec un morceau du porte-vélos et d’aller nous le planquer. Bref après un quart d’heure a chercher le truc on peut enfin charger les spads. Tout est ficelé ; on prend la route.
Une pause café sur l’air d’autoroute de Gevrey Chambertin (oui j’ai dit café) et on continu notre route.
Seconde pause pour se manger un casse-croute sur l’air d’Isardrome et on taille la route vers Frejus où nous arrivons à 17h00.
Un tour sur le parking pour retirer nos plaques. En faisant la queue avec Arnaud on parle de la randonnée du Pays des Sources au Val de Bar et là le mec devant nous nous dit qu’il l’a fait… On est sur le cul 1000kms de nos Ardennes et on tombe sur un mec qui est venu rouler sur notre rando. On arrive enfin devant le guichet et là un mec nous prend à partie sur les Ardennes. Il nous annonce qu’il est de Vouziers, qu’il passe sa retraite dans le sud et qu’il est bénévole sur le Roc. Cette fois on est dans la quatrième dimension.
Arnaud dépose son spad chez BH et moi je passe sur le stand de Magura prendre rendez-vous pour le lendemain pour une purge de mes freins. On gagne l’hébergement sous un orage. Le soleil brille de nouveau quand nous arrivons au centre Azureva. Tout est nickel : que ce soit l’accueil, l’hébergement, la bouffe ou les mojitos. La route nous a vannés, ou le rhum je ne sais pas. On ferme les yeux assez tôt mais le sommeil est un peu agité.
A 6h15 nous sommes debout alors que nous avions mis le reveil à 7h30.Nous filons au petit dejeuner, chargeons nos spads et descendons sur la base nature. Nous faisons le tour du salon pendant que les mecanos de Magura s’occupent de mes freins (j’en aurai des neufs quand je reprendrai mon spad). Nous croisons maitre Julien. Nous nous changeons et sentons la tension monter d’un cran de plus. Nous nous rendons sur le départ mais il est encore tôt nous avons encore une heure à patienter. Nous nous posons devant l’aire d’évolution des trialistes pendant qu’Arnaud va récuperer son Lynx. Ce sont des grands malades : ils roulent sur une poutre de 15 centimères de large perchée à plus de 3 mètres de haut avant d’en sauter en faisant des figures.
Cette fois il est midi et nous sommes à trente minutes du départ et nous rapprochons du sas de départ. Hugues le patron d’Intersport Cormontreuil vient nous faire un coucou.
Nous entrons dans le sas, cette fois on ne peut plus reculer.
12h30 précise on nous ouvre la ligne et c’est parti. Le premier étranglement nous oblige à nous arrêter car ca bouchonne. Nous roulons ensemble pendant les premiers kilomètres mais dès que le profil s’élève Arnaud et Philippe nous lachent. Je reste avec Stéphane et on y va à notre train. La descente du Fournel nous permettra de les recoller car nous descendrons à bloc ne posant pieds à terre que quand nous sommes stoppés par des vététistes se tordant de douleur au sol. Après un petit single nous arrivons au premier ravito. C’est nickel sauf qu’il manque de la boisson énergétique.
Nous reprenons rapidement notre chemin. Nous faisons une halte technique avec Stéphane. Nos compéres nous lachent de nouveau. Nous ne les reverrons qu’au second ravitaillement. Nous nous exprimons sur la piste des clapiers jusqu’au sommet Bourète . La descente et un pur bonheur, mais là aussi il y a du dégât.  Une nouvelle fois nous devons descendre de nos spads pour permettre aux blessés de reprendre leurs esprits. Mais les cailloux et les rochers forment pour nous un magnifique terrain de jeu. Nous  gérons tous ces passages techniques avec une banane jusqu’aux oreilles. Nous croisons d’autres vététistes qui sont en avances sur nous. Nous pensons qu’ils viennent de faire une petite boucle. C’est effectivement le cas vu de l’extérieur mais pour nous les trois kilomètres et demi et les 110m de D+ nous paraissent interminables. Nous retrouvons nos compères  au deuxième ravitaillement. Celui-ci est positionné vers le 26ème kilomètre, mais pour ma part il m’a paru très éloigné du précédent situé au 12ème.
Cette fois la boisson énergétique, chère à notre Teddy national, est au rendez-vous. Avec Stéphane nous l’accompagnons d’une tartine de tapenade qui nous tiendra compagnie durant tout le parcours.
Une grosse descente nous attend aussitôt remontés sur nos spads. Nous approchons du mythique col du Bougnon. Ce n’est pas la foule des grands jours mais les spectateurs nous encouragent dans cette grosse montée.  Une fois quitté la large piste nous continuons de monter jusqu’au troisième ravitaillement par un single éreintant. Philippe explose en plein vol, la cuisse perforée par une crampe. Nous l’abandonnons à sa souffrance.
Nous prenons une collation très légère. Et enchainons vers une nouvelle descente tout en zigzag et racines en plus des traditionnelles roches. Dans mes souvenirs le parcours nous emportait directement vers les plages de Saint-Aygulf. Que nenni les quelques coups de culs restants sont usants. A mon tour je sens les crampes venir, tant en descente qu’en montée, mais je parviens à gérer et mène le train devant mes camarades. Une dernière grosse descente vaudra à Philippe une grosse gamelle et de jolies marques sur les bras et les jambes. Arnaud à court de plaquettes, lève le pied alors que Stéphane et moi continuons à prendre notre pied. Nous voici bientôt sur la célèbre plage de Saint-Aygulf et son sable meuble. Nous tentons la traversée mais restons scotchés à quelques mètres de la sortie. Un morceau de route nous amène au chemin des douaniers. Nous faisons des photos. Arnaud en profite pour nous rejoindre. Nous traversons une nouvelle fois la plage avant de franchir l’étang deVillepey sur un pont flottant.
Un dernier ravitaillement nous permet de nous désaltérer une dernière fois avant de nous envoyer la piste cyclable. Nous roulons à 30kms/h, mais je ne tiens pas le rythme et dois laisser partir Arnaud. J’attends Stéphane et nous finissons la route ensemble. L’entrée dans la base nature nous vaut le retour des singles. Je retrouve une vigueur et Stéphane me suit jusqu’à ce qu’un blaireau se vautre sur une passerelle en bois. J’attends mon compère et nous franchissons la ligne d’arrivée la main dans la main.
Nous récupérons nos maillots « finisher » et nous vautrons dans des chaises longues pour attendre Philippe qui arrive quelques minutes plus tard. Un rapide lavage, séchage et graissage est fait par les organisateurs. Après une bonne douche nous nous retrouvons autour d’une coupe de champagne avant d’aller manger.

Au moment on je rédige ces quelques lignes mes acolytes sont déjà en train de rêver aux nouvelles aventures qui nous attendent dès demain

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