Paris-Roubaix VTT

Debout 6H00, après une nuit dans un hôtel miteux de la banlieue valenciennoise. Le nez à la fenêtre ; le soleil brille deja, mais il fait frais. Trop, pour partir en manches courtes. Ca sera manchettes, gamex dessus et jambières. J’enfile en plus une petite laine pour me rendre au départ. Olivier est déjà sur le parking en train d’attacher son vélo derrière la voiture. Je le rejoins. Il a le même avis que moi sur l’hotel. Sûr que ce ne sera pas le meilleur souvenir du week-end.

Le matos chargé, on se rend sur le site minier de WALLERS-ARENBERG, lieu d départ du PARIS-ROUBAIX.

Dèja beaucoup de voitures. On fignole la préparation du matos : graissage de la chaîne et gonflage des roues. On monte la pression à 3bars pour éviter les crevaisons, au détriment d’un peu de confort. Cette fois on y est !

7H00 départ de la première vague. Pour nous ca sera dans 10 minutes. Au son de l’accordéon, on s’élance vers l’inconnu. L’ambiance est super sympa. Tout le monde a le sourire.

Quelques petits chemins sur le site minier avant d’attaquer les 2.4kms de la tranchée d’Arenberg. Photo souvenir sur les pavés. Singles et zones pavées se succèdent. C’est très agréable. Beaucoup de monde. Ca coince parfois un peu mais cela permet de faire connaissance.

Déjà le premier ravitaillement. Beaucoup de monde. La on fait la queue mais tout se déroule dans la bonne humeur et les bénévoles sont très souriants. Pour la restauration c’est l’opulence. Il n’y a vraiment rien à redire. Le temps de retirer les jambières et c’est reparti.

Ca va nickel. Si les premiers 25 se sont passés à près de 20km/h de moyenne, on lâche un peu les chevaux dans le deuxième secteur. Plus de 24 de moyenne.

Olivier profite de la deuxième pause pour faire jeter un œil sur son dérailleur qui cliquette allègrement depuis le départ. C’est toujours pareil après. Cette fois je vire le coupe vent, Olivier en profite pour retirer une couche également.

Prochaine pose au 70ème kilomètre, on y va tranquille. Olivier avec son hardtail commence a sentir les effets de la selle sur les fesses. Les singles du départ ont laissé place à des grands chemins défoncés par les tracteurs. On en vient à préférer rouler sur les zones pavées qui se succèdent. Heureusement quelques parties goudronnées permettent de nous détendre.

Nous arrivons au troisième ravitaillement pour la pause casse-croûte au son de la compagnie créole. C’est le moment du sandwich et d’un bol de soupe pour les plus téméraires. On se vautre allègrement sur la pelouse, que c’est bon de se détendre un peu les fessiers. Cette fois on passe à la tenue d’été, la température dépasse les 20 degrés. Heureusement que le camelbak est assez grand pour accueillir tout ce que l’on retire. On resterait bien un peu plus longtemps allongés dans cette herbe si confortable, mais l’appel des pavés est le plus fort.

Vient rapidement la seule difficulté du parcours : une grimpette de quelques centaines de mètres. Une plaisanterie pour l’ardennais que je suis, mais qui m’obligera quand même à passer le plateau du milieu que je n’aurai pas beaucoup usé ce dimanche.

Pour la dernière pause, les choses sont encore plus belles. C’est le parc arboré du château de CISOING qui nous accueille. Dans cette ambiance bucolique, on reste quelques minutes sur la pelouse au bord de l’étang pour profiter de la splendeur du site. Olivier qui commence à sérieusement souffrir de l’arrière train, en profite pour se décontracter de cette zone.

Il reste un endroit mythique à affronter : le carrefour de l’arbre et sa zone pavée de 2kms100. Ca commence à devenir un plaisir de rouler sur les pavés compte tenu de l’état des chemins que nous empruntons.

L’entrée dans ROUBAIX se fait par une petite grimpette que certains usés par les kilomètres monteront à pieds. Olivier mettra un point d’honneur à ne pas mettre pied a terre, motivé par mes invectives. On regagne ensuite la grande avenue du légendaire final du PAIS-ROUBAIX. Dernier passage sur les pavés, avant l’entrée sur le vélodrome avec comme les pros la circulation coupée par la police. Nous savourons ce moment de pur bonheur. C’est avec la chair de poule que nous prenons les derniers virages, sous les applaudissements des dizaines de spectateurs présents. Nos derniers tours de roues de cette très belle aventure se feront sur le vélodrome.

Le dernier souvenir sera le moment passé dans les douches du PARIS-ROUBAIX, classées monument historique, où tellement de grands coureurs sont passés. J’hériterai du box dédié à Jan JANSSEN.

Pour moi qui ne roule sur le bitume que pour relier deux secteurs de chemins, cette expérience m’aura entraîné un profond respect pour ces coureurs qui affrontent les pavés sur leurs vélos de route. Plus que l’expérience sportive c’est l’aventure humaine qui fera que dans deux ans je serai à nouveau sur la ligne de départ du RAID PARIS-ROUBAIX VTT.

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