Le trou des renards …

Je m’aperçois au dernier moment que le club de Séviscourt organise sa randonnée d’hivers ce dimanche. Je modifie donc le programme pour rendre la pareille aux membres du VTTSéviscourt venu en nombre à la RPS 2016. Le flizien Cacal me rejoint à la sortie de mon village d’adoption. Nous retrouvons le couple sud-ardennais sur place. Quant à Jipé il conserve la direction de Termes pour défroisser son cuissard et promouvoir notre rando.

Après scotchage d’affiche et distribution de flyers, nous remontons les cache-cous jusqu’au nez et descendons les bonnets jusqu’aux lobes. C’est par un temps à peler les coquillettes que nous donnons les premiers tours de pédales. Une fine pellicule de neige, par endroit verglacée, recouvre le sol. Les premiers Km sont roulants. Thierry, Catherine et Pascal en profitent pour me narrer la trace de l’Hivernale de Larchant. Leurs yeux pétillent encore de bonheur. Une montée de talus suivi d’un court single met un terme provisoire au récit. Un peu plus loin nous posons pied à terre pour nous regrouper. Ne voyant point à l’horizon le casque rouge de Catherine après plusieurs minutes, Thierry craint une défaillance mécanique. A peine avons nous fait demi-tour que nous apercevons notre raidarde à la sortie du virage. La suite, jusqu’au 1er passage au ravito, est très roulante voire trop à notre goût. Un écriteau évoque la culture que seul un écureuil spermophile peut traduire.

La trace emprunte désormais des chemins forestiers. Nous retrouvons le sourire. Entre neige et boue il est nécessaire de choisir la bonne trajectoire et de maintenir le bon équilibre. Thierry tire l’option passage de vitesse aléatoire ; Excitée comme une puce sa chaîne monte et descend sans aucune directive du shifter le tout dans un bruitage de percussion afro-antillaise. Après étude  de la situation nous concluons à un cocktail neige boue gel. De temps à autres l’organisation nous propose un bref single. Une longue descente au sol gras en superficie et gelé en profondeur nous impose une concentration pour suivre la roue avant qui n’en fait qu’à sa tête. Si les montées ont un pourcentage respectable, il est nécessaire d’appuyer comme des forcenés sur les pédales sur ce terrain collant. Dans ces conditions les jambes de Catherine puis de Thierry leur rappellent leurs efforts et exploits du week-end dernier à Larchant. Notre féminine passe en mode récup mais comme à son habitude sans lâcher l’affaire. Nous entendons au loin un bruit de moteur. L’oreille de Cacal est la plus précise celui-ci identifiant les vrombissements d’une voiture de rallye que nous croiserons quelques minutes plus tard.

Une longue montée en plaine avec un vent de face de 21 nœuds nous rend les guibolles douloureuses. Pascal en galant homme fait profiter de son électricité Catherine  en l’assistant du bras droit. La boucle du 40 se durcit et devient plus ludique. Un monotrace bien pentu avec de beaux virages nous fait appuyer sur la commande de nos TDS téléscopiques. Nous arrivons en bas avec la banane. De passage pour la seconde fois au ravito bien garni et convivial, nous en profitons pour immortaliser le panneau très certainement natif du pays rethelois. Les organisateurs ont prévu du vin chaud (quelle bonne initiative !). Nous émettons l’hypothèse que le trou des renards permet de chauffer le pinard. Nous faisons monter en température nos estomacs avant de terminer les derniers Km.. Nous passons dans le village de Freux. Eh là c’est le drame. Je reprends mes bonnes (ou mauvaises) habitudes en laçant la Chocovanne du jour : heureusement que Freux ne s’écrit pas avec un A … sinon on serait affreux !

A l’arrivée nous sommes ravis de cette sortie qui avec ces conditions climatiques a fait mal aux jambes.

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