Le chemin de Croix au Bois d’Eric

Pour une fois le temps est au sec et ce depuis près d’une semaine. Alors si la température est sous le zéro à notre arrivée à la cabane de chasse de La Croix aux Bois c’est avec un grand sourire que nous nous habillons rapidement. Stéphane et Philippe sont là ainsi que Eric et Arnaud, il ne manque à l’appel que Jean-Pierre et les boys. Il est vrai que nous sommes en avance impatient d’en découdre. Nous en profitons pour jouer les commerciaux de base en parlant à qui veut bien nous écouter de notre randonnée. Le Berlingo arrive enfin. En fait nous partons avec une dizaine de minutes sur l’heure prévue.
Après quatre cents mètres sur la route forestière nous nous engageons sur notre premier single. C’est plat ce qui nous permet de nous réchauffer car les doigts et les pieds sont un peu gourds. Jean-Pierre trouve que cela va un peu vite mais il s’accroche sans grande difficulté. La première descente arrive après quatre kilomètres c’est pas très violent mais on lache les freins. On regagne de l’altitude gentiment avant d’aborder cette fois une belle descente. La montée qui s’en suit et un peu plus difficile que ce qu’on a eu depuis le début. Mais la descente qui arrive est un moment de plaisir. Philippe en profite pour enclancher sa GoPro flambant neuve. Vu que nous roulons plus vite que lui, il passe son temps à nous fimer le fesses. En bas nous tombons sur le premier ravitaillement. Un peu frugal mais d’un accueil des plus sympa.
Après avoir recharger les batteries nous reprenons notre chemin. La côte qui arrive bientôt est un peu hard après s’être rempli l’estomac. Les passages sont tous agréable. Le plus souvent en single ou en chemin étroit. S’il est difficile de doubler, les gens que nous rencontrons sont sympas et nous en profitons pour discuter. Nous faisons la connaissance de Pascal et de deux de ces comparses Witryats qui nous accompagnerons tout au long de la randonnée. Quelques montées en lacets mettent en difficulté le moral de ceux qui ont le plus de mal. Eric vit un vrai chemin de croix en ce lundi de Pâques ayant beaucoup de mal à habituer son tendre fessier à la rudesse de sa selle. Vers le vingtième kilomètre Jean-Pierre nous invite à prendre notre envol car il va terminer sur le parcours de 32 kilomètres avec Clément qui ‘a pas roulé depuis un mois. Philippe les accompagne. Fini les gros plan de nos somptueux fessiers.
Nous accélérons avec modération car  nous ne faions grimper notre moyenne que d’un demi kilomètre heure. La boucle de neuf kilomètres est somptueuse avec des montées de gros pourcentages, des descentes roulantes et techniques à la fois sans oublier un superbe bourbier où nous en profiterons pour nous comporter comme nous cousins à quatre pattes. Nous rejoignons la trace du 32 après avoir bouclè l’extension en moins de 50 minutes. Un dernier morceau de bravoure nous attend pour rejoindre le ravitaillement sous la forme d’une montée de plus de 25%. Certes courte mais qui fait mal aux pattes après 30kms pour ceux qui la monteront sur le spad. C’est la foule au ravitaillement car il est commun aux trois parcours. Eric en profite pour reposer son auguste séant alors que Stéphane fait la cour à notre jeune  soubrette stéatopyge
Nous ne nous attardons pas car il est déjà passé treize heures. Je propose de lui passer mon spad mais nous n’avons pas les mêmes cales, c’est alors Stéphane qui confie son Yéti, non sans lui demander d’être bienveillant avec son nouveau cavalier.
Les derniers kilomètres sont une formalité pour ceux à qui il reste encore quelques réserves dans les jambes. Pour les autres c’est un peu plus difficile.
Nous nous retrouvons autour d’un verre pour refaire le monde comme à chacune de nous sorties sympas. Nous sommes déjà impatient d’être à l’an prochain pour retrouver ces superbes chemins

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