Quand ça va monter…

Nous avions choisi Gérouville comme deuxième sortie officielle de l’année. L’ambiance promettait d’être conviviale. Ce petit village situé tout proche de la très célèbre Abbaye d’Orval est aussi le lieu où les habitants ont fêtés les 750 ans du bourg en confectionnant un pâté gaumais d’un mètre de diamètre. En arrivant aux inscriptions en compagnie de PTR nous nous retrouvons devant une cohorte de jeunes femmes vêtues de pantalons à pattes d’eph à paillettes et coiffures afro. Aurions-nous franchi une faille spatio-temporelle ? Après avoir rempli les formalités d’usage nous retrouvons Cacal et Fabrice déjà dans les starting-blocks. Pas de doute nous sommes bien en 2016 c’est juste qu’ici les télévisions sont bloquée sur l’émission de Cordula Cristina. Nous sommes rejoints par Arnaud, monté sur un vélo qui lui aussi connu la mode des pattes d’eph , et ChocoBob avec une transmission qui lui fait passer des nuits blanches. Nous patientons quelques minutes afin d’attendre Jipé et Clément. Pascal, aussi prompt à sortir son petit oiseau que d’autres leur petit outil, en profite pour faire quelques photos de la bande de joyeux lurons. Comme soeur Anne, ne voyant rien venir nous décidons de partir sans notre trésorier et son fiston. Nous n’avons pas de doute que Clément ne tardera pas à nous rattraper.

Nous traversons le village par la route avant de déboucher sur un sympathique sentier. Malheureusement celui-ci ne dure que quelques dizaines de mètres et nous prenons ensuite de larges chemins forestiers. La température en dessous de zéro a rendu le terrain dur. Quel plaisir de rouler sans rester collé au sol. Cela ne nous était pas arrivé depuis longtemps. La première moitié du parcours est très roulante. Seuls quelques passages sont un peu plus étroits. C’est peu avant la mi-parcours que se présente une montée petite mais coriace. Alors que je ferme la marche je viens m’empiler sur mes camarades restés coincés au milieu de la grimpette. Ce n’est pas cette « petite » difficulté qui va me faire renoncer. Je fais demi-tour afin de tenter de nouveau l’ascension. Choco à la même idée que moi. Je le laisse passer devant en prenant mes distances. ChocoBob bloque de nouveau. Il s’écarte et me laisse passer. Je parviens au sommet sans trop de difficulté à mon grand étonnement et sous les encouragements de mes comparses. Nous retrouvons une route qui va nous amener au ravitaillement qui se trouve à mi-parcours. <br \/> Nous retrouvons nos fans des seventies toujours paillettes et coupe afro au vent. Après une courte digression sur la beauté de la banane glacée nous reprenons notre chemin.<br \/> Cette pause n’a pas été bénéfique car c’est avec un rythme cardiaque au repos que nous attaquons une longue montée qui inaugure la seconde moitié du parcours. Nous franchissons sans nous apercevoir la frontière française avant de retourner en Belgique après quelques kilomètres. Cette deuxième partie est plus champêtre que forestière mais elle est aussi beaucoup plus vallonnée que la première. Le parcours se termine par un enchaînement de trois grosses montées. Nous franchissons tous la première sans trop de difficulté même si pour certains les jambes commencent à être lourdes. Le regroupement en haut de celle-ci nous prouve que les fonctions érectiles du majeur de PTR sont encore très vigoureuses. Après une descente agréable nous attaquons la deuxième qui cette fois en plus d’être raide s’avère être collante. Un bon choix de trajectoire me permet de grimper jusqu’au sommet sans poser le pied à terre alors que mes camarades restent collés. Une nouvelle fois nous nous regroupons afin de permettre à chacun de récupérer. Après un faux plat et une descente roulante nous attaquons la dernière montée. Celle-ci est boueuse. Malgré que nous pédalions comme des forcenés nos montures restent sur place. Seul ChocoBob parvient à se jouer de la boue et à tirer son épingle du jeu. Nous apercevons le village de Gérouville au bas d’une descente. Ceux qui ont encore un peu de jus se tire la bourre sur ces derniers hectomètres, notamment dans un dernier raidillon placé juste avant l’arrivée par les organisateurs, alors que les autres finissent plus tranquillement.

 De retour à la voiture je trouve un flyer sur la RPS sous mes essuie-glaces, signe que Jean-Pierre est présent. Nous le retrouvons avec Clément, qui a finalement fais le parcours de 29 kilomètres, à la buvette pour partager le traditionnel moment de convivialité.

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