Un conte pour vététiste

Il était une fois deux cadres du RAID, Spaderman et Guitou, qui avaient deux membres vététistes, tous deux garçons. L’aîné avait plus de soixante ans et le plus jeune venait d’en avoir cinquante-et-un. Ils étaient fort las de devoir se les trainer à chaque sortie, et ces deux vététistes les incommodaient beaucoup, parce qu’aucun d’eux n’avait le niveau pour les suivre lors de leurs sorties. Ce qui les chagrinaient encore, c’est que le plus jeune se prenait pour Pierre Péchin débitant blague sur blague. Quand il vint au club, il était déjà très goinfre, raffolant de céréales au chocolat, ce qui fit que l’on l’appela ChocoBob. Ce pauvre était le souffre-douleur du club, et parsonne ne riait de ses blagues qu’il était le seul à comprendre le plus souvent. Cependant il était le plus rusé, et le plus avisé des deux frères, et s’il parlait beaucoup, il écoutait aussi. 

Il vint une sortie très difficile, et les montées étaient si raides, que ces pauvres cadres se résolurent de se défaire de ces deux membres. Alors que ces vététistes étaient occupés à se préparer et que Spaderman réglait le GPS avec Guitou, il lui dit, le coeur serré de douleur : « Tu vois bien que nous ne pouvons plus nous encombrer de ces fardeaux ; je ne saurais les voir tomber  devant mes yeux, et je suis résolu de les mener perdre au bois, ce qui sera aisé, car tandis qu’ils s’amuseront dans un single descendant, nous n’avons qu’à nous enfuir sans qu’ils nous voient. » « Ah ! » s’écria Guitou, « Pourrais-tu bien toi-même mener perdre tes vététistes ? » Mais fini devant les arguments évidents à se raillier à son chef.
ChocoBob ouït tout ce qu’ils dirent, car ayant entendu de sur son vélo qu’ils parlaient d’affaires, il s’était approché  doucement, et s’était glissé derrière la Twingo pour les écouter sans être vu. Il en parla à Cacal le second vététiste en lui expliquant qu’il devait ramasser des petits cailloux pour les semer sur le chemin afin de retrouver la SMA pendant que lui occuperait les comploteurs en leur racontant pour la vingt-troisième fois l’histoire du mec qui dit à son copain qu’il a un chat dans la gorge alors le copain lui répond qu’il a qu’à se mettre un rat dans le cul afin de le faire passer plus vite. Le Cacal qui n’avait pas tout compris décida de ramasser un gros pavé plutôt que plein de petits cailloux. Malheureusement pour lui celui-ci se coinça entre la fourche et les rayons bloquant la roue avant et manquant de le projeter au sol.
Spaderman se remit en route et ses deux vététistes à rouler tranquillement en discutant du prix du kilo de topinambour ou de la couleur du dernier string de la grosse Lulu. Spaderman et Guitou, les voyant occupés à bavasser, s’éloignèrent d’eux insensiblement, et puis s’enfuirent tout à coup par un petit sentier détourné.Mais ChocoBob avait plus de ressources physiques que Spaderman ne l’avait pensé et si Cacal ne restait en selle qu’au prix d’un rodéo incroyable à la sortie de la Larchant les deux vététistes étaient toujours sur leurs talons.
Continuant la sortie Spaderman échaffaudait de  nouveaux plans, plus tordus les uns que les autres, afin de se débarasser de ses deux boulets. Celui qui retint son attention fût celui de les emener chez l’Ogre Fred qui leur servirait un breuvage houblonné leur ferait perdre le sens de l’orientation, et des chouquettes qui leur plomberaient l’estomac ne leur permettant plus de gravir les côtes. Mais rien de se passa comme prévu. Cacal se montra resistant à la Leffe et comble de malheur les chouquettes étaient parsemées de petites pépites de chocolat ce qui annula l’effet pesant dans l’estomac de ChocoBob élevé depuis son plus jeune age à la boisson chocolaté. L’ogre en fût même dépité car quand l’équipage quitta sa demeure il ne restait plus une chouquette ni une goutte de Bière.
La dernière solution qui restait à Spaderman était de larguer les deux innocents en accélerant dans la côte qui s’élevait devant eux, non loin de la maison de l’ogre. Mais encore une fois le plan échaffaudé s’écroula comme un chateau de carte dressé par Jean-Pierre Coffe. Car cette fois c’est Guitou qui ne parvenait plus a suivre le rythme imposé alors que ChocoBob soufflant comme une locomotive de la conquête de l’ouest, parvenait à rester à quelques emcablures de son président.
Cette fois s’en était trop aucun des plans diaboliques ne fonctionnait… Dans un ultime espoir Spaderman se risqua à s’engager dans un single inconnu afin de lâcher ses membres indésirables dans une descente technique. Encore une fois c’est ChocoBob qui sauva la mise de son camarade en faisant le coup du bouchon ardennais, sa grande spécialité des que le profil est descendant. En effet Guitou qui n’avait pas de Dulcolax du se résourdre à rester derrière ne pouvant faire sauter le bouchon.
Finalement devant tant de détermination Spaderman fini par dire à Guitou que ces deux vététistes étaient bien au sein du RAID au vu de l’acharnement qu’ils mettaient pour rester dans le groupe. Finalement il suffirait d’offrir paire de boules Kies en dotation avec la nouvelle tenue afin que les histoires de ChocoBob soient supportables.

Toute ressemblance avec des faits ou des personnages existants ou ayants éxistés, n’est peut-être pas complétement fortuite.

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