PTR Nightmare

Après quelques participations à la nocturne, c’est cette fois de jour que nous faisons la route vers Chimay. Sur la route nous récupérons un ChocoBob, qui a préféré prendre son véhicule étant attendu pour un barbecue après une mise en appétit cycliste. Philippe premier me donne un coup de fil alors que nous quittons le chef-lieu ardennais pour nous annoncer qu’il est à Rocroi. Déjà en avance sur nous, en espérant qu’il n’en soit pas de même sur le parcours.
Hervé doit aussi participer à l’événement mais aucune info sur la distance et son heure de départ donc nous ne le cherchons pas une fois arrivés sur le site.
L’affluence est importante, difficile de trouver une place de stationnement…
Nous procédons aux obligations d’usage. Dans quelques temps il nous faudra (Philippe, ChocoBob et moi) emmener des chiens pour remplir les fiches d’inscriptions à notre place.
Après avoir attaché les plaques sur le cadre nous passons dans la Start box. Aujourd’hui on ne rigole pas on se lance sur une épreuve marathon de 65 kilomètres. Nous nous élançons enfin sous un ciel gris mais sec. Sous l’impulsion de Philippe et Guitou nous nous élançons sur un rythme très élevé. C’est sûr que ces deux-là ne sont pas venus pour amuser la galerie. Après quelques tours de roues dans les rue de Chimay et quelques montées de trottoirs, le bruit de mes jantes claquant sur les arrêtes de béton me fait me rendre compte que je suis sous-gonflé. Nous rentrons dans les bois et là c’est singles à gogo. Pas du beau single bien lisse comme dans les contes de fées. Non, du single d’homme avec des racines qui te renvoient la selle dans les fesses toutes les quinze secondes. Nous avons régulièrement des pesées pour PTR chez qui se genre de terrain provoque des beuglement proches de ceux du Capitaie Haddock. Malgré cela mes compagnons de jeu envoient du lourd. J’attends mon heure calé dans la roue de ChocoBob. Parfois trop calé manquant à plusieurs reprises de gouter au gout du caoutchouc de ses crampons. Le dénivelé n’est pas énorme sur cette première partie du parcours. Ce qui fait que nous arrivons au premier ravitaillement avec une moyenne proche de 17kms/h. Nous ne nous éternisons pas. Nous passons tellement peu de temps au ravito que j’en oublie de regonfler mon pneu arrière.
Peu après le ravitaillement les parcours chrono et rando se séparent et là, changement. Les montées deviennent longues. Les descentes sont fun. Surtout pour moi avec mes lunettes de soleil : je fais tout dans le noir. Avec la séparation des parcours, nous avons le droit à une grosse averse qui va nous accompagner jusqu’à la friterie… De fun qu’étais le parcours il devient  boueux sauf dans les parties de racines et de roches qui elles sont glissantes. Ce qui est sympa c’est que les parcours sont bien distincts ce qui nous permet de rouler à notre rythme. Nous obtenons notre premier collier, symbole de notre passage au Checkpoint. Si nous avons baissé de cadence nous ne sommes quand même doubles que par peu de concurrents. Nous arrivons au deuxième ravitaillement avec les jambes qui commencent à piquer. Le second colleir est attaché à nos cintres. Nous ne passons pas beaucoup de temps à nous sustenter cette fois encore mais je pense quand même à faire le plein de ma gourde et regonfler mon pneu arrière.
A peine quitté le ravito, on attaque de nouveau dans le dur avec une longue montée. Les descentes sont très rapides malgré que le sol soit de plus en plus glissant. Les rares passages de bitume nous permettent de remonter la moyenne qui a bien baissée, contrairement à d’habitude où nous en profitons pour récupérer. Le passage de quelques coureurs engagés sur le 100kms qui nous doublent à la vitesse d’un avion de chasse nous replace rapidement dans la réalité.
Nous voilà au dernier ravitaillement. Celui-ci est commun avec les parcours de la randonnée. C’est là que nous obtenons notre troisième collier. Il nous reste quatorze kilomètres pour en finir avec ce chrono. Les jambes fourmillent, même si elles commencent à être lourdes. ChocoBob place la première banderille dans la première côte. Embrayons dans sa roue. Nous devons slalomer entre les vététistes moins rapides. Dans la montée suivante c’est Philippe qui imprime le train. A quelques encablures du sommet, Guitou et moi plaçons une accélération. Philippe et ChocoBob ne peuvent répondre. Nous retrouvons la route. Nous voyons arriver ChocoBob qui nous recolle mais Philippe a disparu. Nous ne le reverrons qu’une fois la ligne franchie. Dès que nous retrouvons un chemin, j’accélère le rythme Guitou dans ma roue. Cette fois c’est ChocoBob qui cède. Nous restons à deux. J’imprime le train encourageant Guitou à me suivre. Une énorme côte glissante se présente à nous. Le vététiste devant moi se vautre. Nous devons en faire la moitié à pieds. En haut de la côte Guitou est quelques mètres derrière. Dans le single qui suit j’accélère. Guitou reste à quelques mètres, mais ne parvient pas à recoller malgré mes cris de supporter du PSG. Je décide d’accélérer encore. Mais je commence à avoir des crampes. Une grosse côte sur le goudron se présente. Je monte en danseuse, des crampes dans les jambes. J’aperçois Guitou en bas de la côte. Je ne peux pas me reposer. Le parcours emprunte une rampe d’accès handicapé quand j’en sors Guitou s’y engage. Il s’accroche pire qu’un morpion sur les parties intimes d’un SDF. Je débranche le cerveau et mets tout à droite. Je fini le parcours avec un vététiste flamand qui me sert de poisson pilote, non sans avoir montré mais trois collier noir, jaune et rouge, preuve que nous avons bien fait l’ensemble du parcours. Guitou fini trente-cinq secondes derrière à peu près dans le même état que moi.
Nous attendons nos compère un verre de bière, qui pour ma part finira dans la pelouse, à la main et une bouteille dans l’autre.
La pluie qui ne cesse de tomber nous incite à rapidement aller nous changer avant de nous faire une pique-nique dans la voiture de Guitou…

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