Agapes nocturnes fliziennes

En ce lundi précédent les défilés commémoratifs de la fin de la grande guerre devant notre bien cher président, j’avais décidé de passer en revue la troupe des raidars dans un exercice nocturne. Programmé un lundi afin de permettre à Stéphane de se joindre à nous celui-ci avait décliné l’invitation préférant courir d’autres bois à la recherche de la belette retheloise. Hormis un ChocoBob en retard à cause du boulot et un Guitou étant encore derrière son bureau, sans doute à cause d’une secrétaire coincée dessous, l’ensemble des effectifs prévus étaient présents. Mais l’événement le plus marquant de ce rassemeblement fût tout de même le fait que Michael était à l’heure pour la deuxième fois de suite en deux jours. Yann, Arnaud, Philippe, Eric et Mattéo étaient prêt à affronter la nuit. Faisant fît de problème électriques nos aventuriers noctambules, tels les dieux du VTT qu’ils sont, ne doutent pas de pouvoir mettre en application se proverbe arabe: « Dans la nuit noire, sur une pierre noire, une fourmi noire. Dieu la voit. »
Sous l’éclairage stromboscopique de Philippe nous décollons vers Feuchère. Au sommet de la côte nous sommes rejoint par Fred, mister saucisse de notre randonnée, et son fils Sonny. Pour un baptême ils n’ont pas choisi le plus facile : sortie de nuit avec un vélo sortie il y a moins de deux heures du magasin et sans entrainement, il fallait oser.
Nous attaquons les chemins forestiers. J’annonce les virages, les branchages et les trous. J’entend Fred et Sonny relayer mes informations. Mais soudain un grand bruit nous fait tourner la tête. Malheureusement la nuit a déjà englouti nous poursuivants et un trou la roue avant d’Arnaud. Bilan : Magnifique OTB et un frein arrière en caraffe. La fin de parcours s’annonce difficile…
Après un petit tronçon de route forestière nous partons de nouveau dans les sentiers. Le terrain est glissant et les téméraires ayant encore les pneus d’été nous jouent le lac des cygnes ou plutot Disney sur glace. Nous arrivons un peu trop tot à l’endroit prévu pour la ravitaillement. Nous décidons de faire un petit tour par les trous d’obus. Michael et Eric se lancent dans la descente par la face nord sous le regard médusé de Sonny.
A ce moment nous cindon le groupe en deux afin de rejoindre le ravitaillement. Les téméraires se lancant dans les trous d’obus et les poltrons préférant choisir un chemin plus sage.
Tombé du cul du camion, la bière et le saucisson coulent à flot. Personne n’osant la vodka compte tenu du parcours restant. Un grand merci à nos charmantes hotesses même si ce soir nous n’avons pas eu le droit à des paupiettes.  (Spéciale dédicace à SM : Tu vois même quand on ne les voit pas dans le noir on sait s’entourer au RAID). Sonny décide ne nous laissé et de profiter d’un retour motorisé.
Le profil descendant convient à tout le monde même si les quelques coups de cul commencent à faire mal aux jambes de Fred qui tel un Arnaud des grands jours baptise son vélo dans la boue élanaise.
Après une descente dans les pavés il ne nous reste plus qu’à rentrer. Je propose une option route pour les plus fatigués, mais en tout bon raidar que nous sommes personne ne veut manger du bitume. Nous attaquons donc l’ascension de la côte de l’église de Balaives. Fred regrette amèrement ses ripailles perpignanaises. Mais des que le profil s’inverse le vécu de motard lui permet de recoller au groupe.
Nous finissons en nous tirant la bourre sur les quelques kilomètres de plat qui nous ramène à notre point de départ.
Le fait que nous ayons passé plus de temps à manger et à boire lors de cette sortie ne serait que pure calomnie ou alors un discours de jaloux. Même s’il est 1h30 quand je referme la porte sur mes derniers convives et que demain je vais devoir allé à la benne à verre avec une brouette..

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