La der avant la chasse

Pour ce dernier dimanche de septembre, synonyme de dernier dernier jour à pouvoir rouler sans risquer de prendre une breneck dans l’arrière train, nous nous étions donné rendez-vous au centre du village de BOUILLON. Arnaud et Guitou décommandé au dernier moment nous nous retrouvons donc à cinq pour parcourir les sentiers de Sieur Godefroy. ChocoBob, Reynald, Yann, Barnab s’était donc ralliés à ma crinière blanche tel les soldats d’Henri IV se ralliant à son panache.
Départ tranquille où nous mettons juste suffisamment de watts afin de faire monter nos corps d’athlètes en température. Nous attaquons rapidement les choses sérieuses. Si ChocoBob et moi gravissons les premiers contreforts des collines bouillonantes, suivi de près par Yann, Barnab et Reynald se rendent rapidement compte la sortie risque plus de resembler à la Passion qu’à une soirée chez Denise. Toutefois la première montée se fait au train et tout le monde parvient au sommet sans trop puiser dans ses réserves. La deuxième est un peu plus difficile. Parvenus en haut Yann et Reynald manquent à l’appel. Nous décidons de faire demi-tour pour allez chercher nos compères. Reynald nous explique qu’il a voulu se faire un bijou de cheville de sa chaîne.
Le tronçon palt qui s’en suit permet à tout le monde de reprendre des force avant la descente sur Dohan. Dans cette première descente Yann s’en donne à coeur joie. J’essaie de le suivre alors que les trois autres réussissent à se perdre dans un single !!!
Nous voila au niveau de la Semois. Une nouvelle montée en single nous amène sur le plateau et une pose bien mérité au niveau du point de vue de la Roche de Dampiry. Yann s’en sort brillament, Barnab et moi faisons une grosse partie à pieds, Reynald fait la totalité à coté du spad alors que ChocoBob se fait doubler par une tortue asmathique… Nouvelle montée se finissant par un « coup de cul » avant d’enchainer par un single qui nous ramène au niveau de la rivière.
Après avoir traversé le village de DOHAN, nous empruntons les chemins de départ du Raid des Sorcières. Malheureusement pour certains ca grimpe. Et longtemps… Après avoir voulu envisager d’électrocuter ceux qui nous ralentissement lors du passage de barbelés electrifiés, nous attaquons un beau passage de single. Le tronçon qui suit est relativement plat à par un énorme mur court mais suffisant pour achever Reynald et Barnab. Yann commence aussi à en avoir plein les pattes. C’est le moment que choisi ChocoBob pour nous faire le coup de : « J’ai crevé mais ne vous inquiètez pas, j’ai une cartouche de CO2. » Vingt minutes plus tard nous y sommes toujours n’ayant pas réussi à percuter la cartouche. Barnab et Reynald ont pris de l’avance. Nous repartons enfin en lachant les chevaux. Un passage dans un pierrier est venu a bout du pneu avant de Yann : nouvelle pose réparation. Reynald m’annonce qu’ils sont perdus. Je laisse les mécanos du dimanche afin de jouer le poisson pilote à mes deux vététistes aux jambes en chamallow. Une fois remis sur le bon chemin, j’attend bricolo et bricolette…
Dès qu’ils me rejoignent je leur explique qu’il n’y a plus qu’une longue montée. Yann prend la tête mais nous indiue rapidement que nous pouvons doubler. Je me fais plaisir en lachant les chevaux et ChocoBob par la même occasion. Je reprend Reynald à l’agonie. Barnab est en vue mais il faut que je me fasse vraiment mal au jambe afin de le reprendre avant le sommet.
Nous voilà enfin en haut. Il ne nous reste que quelques kilomètres de routes avant de finir par par la piste de DH. ChocoBob à la bourre pour l’apèro ou ayant la trouille de la descente, fini par la route. En arrivant au pont de Cordemois, nous avons tous kiffé grave le dernier passage technique.
Si j’ai commencé ce résumé de notre sortie dominicale par une référence historique à Henri, je me dois, pour finir, de faire référence à Francois 1er qui s’exclama  : « Ah, les braves gars ! » voire même « Ah, les bragards ! » pour « les gaillards », en apprenant la résistance de la ville en 1544, en faisant référence à la débauche de courage de mes compagnons de ce jour ont mis en oeuvre pour faire bonne figure. Ce terme « bragard » était fréquemment usité à cette époque signifiant à la fois « braillard et courageux ». Comme ce terme nous convient bien !

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