Pluie du matin n’arrête pas le pélerin

Pour une fois la météo ne s’était pas trompée : la pluie est tombée pendant la nuit et le sol est trempé quand j’ouvre les yeux. Ou plutôt les volets car ouvrir les yeux dans le noir de ma chambre ne permet pas de voir le temps qu’il fait dehors. Mais comme le dit le proverbe cité en titre ce n’est pas les quelques ondées nocturnes qui vont m’empêcher d’une nouvelle fois me faire un GRG pour moi tout seul. Je veux profiter du balisage encore en place pour me faire le parcours en entier. Pour avoir aimé le début du parcours la semaine dernière et m’être égaré faute de flêches pas encore posées cette fois je veux me faire la totale.
Il fait 17° soit quand même 10 de plus qu’une semaine plus tôt. Mais le ciel menaçant me fait embarquer le coupe vent dans la poche arrière. Il est finalement 9h30 quand je m’élance sur le parcours. La route est humide, dès que j’attaque les chemins je suis trempé par leau accumulée dans l’herbe. Longtemps que je n’avais pas connu cette sensation, au bout de 5 kilomètres j’ai déjà les fesses dans le même état que le nourisson à la crèche ou le vieux à la maison de retraite. De belles flaques ont remplacé le chemin sec et roulant. J’y vais calmement je suis sans contrainte ayant pensé à programmer le magnétoscope pour enregister les feux de l’amour.
Les trentes premiers kilomètres se passent sans problème : pas de sanglier pour me foutre la trouille. Arrivé à la roche Lecomte je me fait quelques autoportraits ou devrais-je dire selfies afin de passer pour un jeun’s. Malgré le terrain glissant la descente vers Dohan et toujours aussi amusante. Je remonte sur les hauteus de Dohan mais cette fois la descente et plus que chaude si bien que je ferai une bonne partie dans la positon qui nous vaut de nous différencier de notre cousin sanglier.
En traversant la route qui mène à Les Hayons je tape la discute avec un homme qui se présente comme étant le responsable des parcours balisés de la région de Bouillon. Il me cause quelques questions sur le nettoyage du parcours avant de m’annoncer qu’il est en train de travailler sur un parcours reliant les deux chateaux. Voila qui est cool ! Au bout d’une demi-heure je lui annonce qu’il va quand même falloir que je reprenne la route si je veux rentrer avant l’heure du goûter.
Cette fois je ne me perd pas, je taille la route. Un peu trop même ! Dans dans un large virage en devers je pers l’adhérence de ma roue avant sur une une roche d’ardoise. A plus de 20kms/h le choc de l’épaule sur le sol est douloureux. Je mets quelques minutes avant de remonter sur mon spad. les premiers kilomètres sont douloureux. Jusqu’au vilage de Les Hayons le tracés est sympa ensuite c’est un peu trop roulant à mon goût mais le dénivelé commence à faire mal aux pattes. Les côtes sont moins longues qu’au début du parcours mais le pourcentage est plus élevé. Je commence à mettre assez régulièrement le grand pignon. Je ne sais plus à quel moment je me retrouve ans un passage hyper technique, enfin trop pour moi ! Je pose pieds à terre. Je n’ai pas du être le seul car dans la montée des marches sont creusées afin d’aider à l’ascension. Le parcours alterne maintenant sentiers étroits et larges chemins.
Je me retrouve à proximté de Noirefontaine après avoir gravi une côte de près de deux kilomètres. Sur la route un smiley m’offre un grand sourire. Je pense qe les difficultés sont finis.
en effet je traverse la nationale puis le village de Curfoz avant de me diriger vers le belvédère. Les flèches encore bien présentent me dirige vers la piste de DH… Et si ils ont nous offrir un magnifique final technique. La douleur causée par l’épaule en vrac et la tige de selle qui ne fonctionne plus m’empêche de me lâcher. Je fini quand même par les escaliers du pont de Cordemois dans un cri de douleur. Derniers tour de roues en bord de Semois pour finir cette balade qu’il me tarde déjà de refaire..

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