One point pour Arnaud et Michael

Après une semaine sans rouler, les jambes me démangent. Les vacances me permettent de prendre dès samedi la direction du Bannet. J’y retrouve David (le petit homme vert pivoteur) et sa troupe de grosses jambes. Nous rejoindrons le belvédère de Bouillon à une vitesse ne pouvant que réactiver la Chocobob-chaudière. Heureusement, un pierrier suivi d’un chemin bien gras me permettra de me hisser aux avant-postes (comme tout raidar qui se respecte sur ce type de trace).
Malgré les 40km de la veille et les jambes lourdes, je passe embarquer Arnaud à 8H ce dimanche pour en découdre une nouvelle fois avec les bosses, descentes, singles, feuilles mortes, boue et bauges au départ du centre équestre de Givonne. A notre arrivée Fred en plein préparatif. Après 15 minutes d’attente dans le froid, Mickaël s’apparente toujours à l’homme invisible.  Son manque de ponctualité nous étonne (one point). C’est sans notre homme que nous enfourchons nos montures en direction du Lazaret par la piste. Le premier single nous tend sa boue et son sol bien glissant. Nous pensons apercevoir Mickaël. Erreur, il s’agit du cul blanc d’un chevreuil qui après une centaine de mètres de fuite nous observe entre les arbres.
Fred constate la pertinence de son inversion de pneus. Ça accroche et notre compère aux jambières stroumpfiennes mène la danse. Un gué aux abords marécageux nous permet de rafraîchir nos petits petons et de foncer nez dans le guidon (oups dans le cintre !) dans les marres suivantes sans crainte de se mouiller plus copieusement les extrémités inférieures. La route forestière rejointe, nous entrons dans les bois par un chemin inconnu sachant que nous finirons par récupérer la trace habituelle. Un peu plus loin, les bauges nous obligent soit à exprimer notre talent de petits rats de l’opéra de Paris soit à engluer nos chaussures dans 30cm de boue bien collante. Nous arrivons au croisement de la semaine passée et sa fameuse bosse. Je suis le seul à me lancer ne voulant pas rester sur un échec. Je tente à nouveau ma chance. Ma première tentative échoue lamentablement au bout de 10 mètres par manque de grip. Motivé comme un chien ne voulant pas lâché son os, je descends du 36 au 32. Me voilà reparti. Ca mouline mais ça monte. Au ¾, pensant que le pari est gagné je remonte sur le 36. Me revoilà à faire du surplace. Demi- tour et abandon. Je l’aurai un jour, je l’aurai !
Nous poursuivons par le parcours habituel pour arriver sur la piste menant à la route forestière du Bouillonnais. Comme d’habitude, nous grimpons par le coup de cul à gauche. Arrivés en haut des 200 mètres de ce chemin forestier, nous en découvrons un autre encore vierge à bâbord.  L’envie est trop forte. Nous partons à la découverte. Si la pente n’est pas excessive, elle est interminable et fait mal aux jambes. Arrivé au sommet, Fred partage ses pâtes de fruit dont lui seul a le secret (hum … un régal). Après quelques km, nous nous engageons à nouveau sur un chemin inexploré par nos crampons. La boue est au rendez-vous ce qui vaudra à Fred de se rattraper à un arbre pour éviter la chute lors d’une jolie glissade du talus. Vu l’heure nous récupérons la RF du Bouillonnais pour rejoindre le point de départ. Nous sommes transis par ce temps froid et pluvieux, et la vitesse prise dans la descente. Parvenus aux singles, Fred et Arnaud échangent leur bike durant quelques Km. Même proposition m’est faite. Mais dans ce jeu de pédales Look, Time et SPD ne font pas bon ménage.
Au dernier gué, Arnaud oublie le caractère spongieux de cet endroit. Sa roue avant s’enfonce dans la boue, se bloque, et notre homme se retrouve débout devant sa monture dans une pose indescriptible. Il appelle à l’aide ne pouvant lâcher son BH sans prendre le risque d’enfiler une tenue camouflage. Un peu plus loin, c’est à mon tour de me faire remarquer. Dans la pré-descente vers les escaliers je bloque la roue arrière sur une racine de biais. J’adopte la position de l’homme qui fait sa sieste. Un peu plus loin, Fred fait des siennes. En voulant éviter une bauge il monte sur le talus et glisse. Il n’eut fallu que peu de malchance supplémentaire pour qu’il ne dévale entre les arbres. Finies les montées d’adrénaline ? Eh non ! Dans le dernier single descendant, Arnaud chute et casse sa poignée de frein avant (one point). Il explique avoir tenté d’éviter une ardoise en vain. Toutefois, étant descendu sur le X-Flow sans encombre, je le suspecte de s’être jeté volontairement de crainte de perdre la tête de « je casse à chaque sortie ».
Finalement, nous parvenons aux voitures sans casse humaine et ravis de ce ride. Nous profitons du bikewash ouvert pour retrouver la couleur de nos spads avant d’enfiler des vêtements secs et chauds.

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