Une certaine reconnaissance

Une sortie comme toutes les autres pour ce premier dimanche printanier.
Départ de l’école primaire de Flize afin d’effectuer une nouvelle reconnaissance pour que les traçeurs mémorisent une nouvelle fois le parcours. Il est 8h15 quand j’arrive en vélo au lieu de rendez-vous. Tout le monde est là : Eric, Guitou, Fred, Stéphane et même Arnaud. Nous sommes prêt à partir quand nous voyons arriver un Kangoo conduit par Michael. A la bourre comme d’habitude, il enfile les chaussures et le sac à dos, sort le vélo du coffre en moins de temps qu’il faut à un ex-taulard pour honorer la grosse Lulu après 20 ans d’abstinence.
Nous voila parti d’un bon train, car le terrain est plat en ces premiers kilomètres. Arrivé à l’IME de Boutancourt les choses se corsent car le terrain est gras, très gras. Nous ne parvenons pas à monter la première côte, la matinée va être longue. Les plus faignants d’entre nous n’ont même pas tenté l’ascension et ont coupé à pieds à travers la futaie. Nous continuons notre ascension sur une côte beaucoup plus facile. La descente qui s’en suit annonce un single très sympa. Mais nous constatons que le bois vient d’être coupé et que tout est resté en travers. Il nous est donc impossible de continuer par cette voie. Espèrons que les bucherons auront fini leur travaux pour notre randonnée. Nous rebroussons chemin et continuons par la route. Cela perturbe nos plans.
Nous voila à Etrépigny. Cette fois nous allons nous attaquer à l’ascension vers le bois marguerite. Ca colle on a l’impression que la pente fait 10% de plus que d’habitude.  Et quand ca ne colle pas ca glisse comme nous le démontre de fort brillante façon Eric. Une fois en haut nous nous dirigeons vers les boulettes. Un mélange de pluie et de passage de quads nous donne un bon bain de boue. Heureusement que nous pouvons contourner les plus grosses marres. Guitou profite d’un morceau de bois en travers du chemin pour égaliser le score des chutes avec Eric.
Après une descente qui n’aurait pas déplue à Paul Boesch, nous nous regroupons. Sur les conseils de notre technicien agricole, Eric dégonfle l’avant. Trop ! Enlevant l’obus de son pneu tubeless en même temps que le capuchon. A se demander s’il ne l’a pas fait expres afin d’exhiber fièrement une pompe flambant neuve. Certe un peu petite car elle trouverait plus son utilité pour regonfler le camping-car de Barbie que dans le sac à dos d’un vététiste qui se respecte. De plus au bout que quelques aller-retour la pompe se retrouve en deux morceaux. Nous finissons quand même par reprendre notre progression.
C’est la montée de la ferme Eva qui nous attend. Si elle fait mal aux jambes, chacun met un point d’honneur à donner le meilleur de lui même. S’ensuit une magnifique descente où nous croisons un troupeau de blaireau à quatre roues qui s’acharne à vouloir franchir les passages à plus de 20% de ce chemin. Nous les laissons détruire ce magnifique passage et continuons nos pérégrinations. Pour changer ca colle et ca glisse.
Nous continuons sur des chemins beaucoup moins fatiguants avant de nous engager avec un plaisir non dissimulé dans la decente du mirador.  Nous descendons tout en contrôle quand nous nous faisons doubler par un Michael qui n’a pas du user de plaquette. Stéphane et Fred se loupe un peu dans l’option ce qui leur vaut de finir au milieu d’un tas de bois, mais la maitrise dont ils font preuve leur permet de s’en sortir sans encombre. Comme toujours sur nos parcours chaque descente est suivie par une ascension. Les jambes commencent à tourner moins facilement.
Nous allons chercher la côte d’enfer pour rejoindre le hameau de Butz. Nous saluons la personne qui nous accueillera pour un ravitaillement lors de notre randonnée.
C’est parti pour une nouvelle ascension. La tâche de nettoyage que nous avions envisagé s’avère trop importante, nous nous contentons donc du chemin classique. La descente vers le ruisseau de bourbeuse est toujours aussi plaisante. De nouveau nous enchainons par une grosse montée, cette fois s’en est trop pour les jambes de mes camarades qui finissent à pied. Arrivé à la route Fred nous annonce qu’il va finir par la route. Je lui propose de nous suivre sur le petit chemin qui arrive celui-ci étant facile et enchainant sur une belle descente. Arnaud et Michael ne sont pas beaucoup plus fringuants. Nous profitons de notre passage à cet endroit pour nettoyer un passage pour la rando.
Nous quittons le tracé de la randonnée pour rentrer tranquillement vers notre port d’attache. Au moment d’arriver sur la route par une descente bien raide, Fred en manque de lucidité échappe, par un saut miraculeux au dessus du cintre, de très peu à une chute qui aurait pu se terminer très mal. S’en est trop pour lui, il fini sur la route. Nous continuons de dévaller la pente par un nouveau chemin où Guitou ré-équilibrera les blessures au niveau des genoux. Il est sur que pendant quelques temps il devra éviter certaines  positions.
Nous rejoingnons Fred avant de nous tirer la bourre sur la route et de grands chemins afin d’arriver dans les temps pour pouvoir déguster le pot de l’amitié offert par Michael.

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