Pass’Portes 2012

Pour la seconde année nous avions décidé de nous rendre aux Pass’Portes MTB. Cette année nous avions élu domicile dans la station de MORZINE qui accueillait le salon du VTT. Si Laurent et Guitou avaient déclaré forfait, Yann, Stéphane et Romuald étaient de la partie avec moi. Avec les ardennais du sud nous avions décidés de voyager ensemble. Une élucubration de mon GPS nous fit découvrir les bords du lac Léman et les joies d’une traversée de GENEVE dans les bouchons qui nous value de passer une heure trente de sauna.

Arrivée sur place nous retrouvions Yan et sept membres du forum 08VTT qui avaient décidé de prendre la route la veille afin de pouvoir participer à une randonnée organisée par Mavic et pouvoir tester  des VTT mis à disposition par les exposants.
Après le repas en commun je laisse mes compères aux joies de la vie en collectivité. Pour retourner finir la soirée en famille.

A sept heure moins dix je suis à l’office du tourisme pour retirer les plaques, les bracelets et tout le tas de cadeaux donné par l’organisation. Le temps de m’habiller il est  sept heures trente  l’heure que nous nous étions fixés pour un départ à partir de la télécabine de Super Morzine. Presque tout le monde est à l’heure.
Roulant moins vite que le reste de la troupe, avec Stéphane et Romuald nous décidons de prendre quelques minutes d’avance pendant que les autres attendent les quelques retardataires.  Nous enchainons la première montée en télécabine par une deuxième ascension en télésiège. Le temps est magnifique. Il n’est pas encore huit heures et la température dépasse déjà les vingt degrés. Un coup de fil à Yan m’apprend que le reste du groupe n’est que quelques minutes derrière nous. Nous enchainons la première descente. Nous arrivons aux Lindarets avec la banane jusqu’aux oreilles. Il n’est pas encore neuf heures et le ravitaillement se met tout juste en place. Nous avons déjà soif car la température a déjà pris quelques degrés.  Le plus gros du groupe nous rejoint en nous annonçant que Froy a crevé deux fois qu’il a dû changer de pneu mais qu’il n’est pas loin derrière.
Nous reprenons de l’altitude grâce au télésiège de Chaux fleurie. Les quelques petites grimpettes nous permettent de faire tourner les jambes. Avant de plonger dans une nouvelle descente toute en virages relevés. Un nouveau télésiège nous amène au-dessus de 2000m. Une nouvelle petite grimpette nous amène au départ d’une longue descente vers Châtel et le premier vrai ravitaillement. Une petite pause charcuterie s’impose : jambon cru, saucisson et fromage arrosé d’une petite bière pour ma part alors que mes complices restent aux boissons hygiéniques. Nous nous posons quelques minutes le temps que nos acolytes nous rejoignent. Encore quelques ennuis techniques pour eux mais rien de bien important. Avant de partir nous prenons rendez-vous pour manger ensemble à Champéry où nous attend la raclette, mais aucun doute que dans quelques minutes ils nous auront rejoints.
Nous reprenons la télécabine de Super Châtel pour nous rendre en Suisse. Un premier tronçon de route se présente à nous ce qui n’est pas un mal car ça grimpe. Avec les protections on transpire ; déjà que la chaleur a encore pris quelques degrés. Nous voilà chez nos amis helvètes.  Le parcours se fait plus roulant. A Champoussin nous empruntons à nouveau le télésiège qui  va nous permettre de nous laisser glisser vers la raclette. A peine sommes-nous assis que nous entendons Tophe passer dessous. Ils sont à nos trousses et nous n’allons pas tarder à, enfin, rouler ensemble.
Après une ascension un peu hard de quelques centaines de mètres sur la ligne de crête, nous enchaînons avec  une longue partie roulante. A plus de 1800m les petits dénivelés  qui s’enchainent sont usants. Après avoir croisé quelques troupeaux de chèvres nous nous retrouvons au beau milieu d’un troupeau de vaches avec leurs magnifiques cloches. Stéphane se sent revivre et pose pour la postérité avec un bovidé tel qu’aurait pu le faire Heidi la petite fille des montagnes. Après avoir croisé un gros con au volant de son 4X4 qui nous  a obligés à nous jeter dans le fossé pour ne pas nous faire renverser ( il touchera d’ailleurs Stéphane au genou ), nous enchainons sur une descente de 10kms très roulante ou nous atteindrons les 60kms/h malgré l’enchaînement des épingles. Stéphane en profite pour prendre une douche de liquide préventif anti-crevaison, son pneu avant ayant eu la mauvaise idée d’avoir une relation intime avec un caillou très pointu. Le caillou enlevé, le liquide fini par faire son œuvre et nous permet de finir la descente vers Champéry sans avoir besoin de réparer.
Nous attendons un quart d’heure que nos confrères arrivent. Ne résistant plus à l’odeur du fromage fondu nous nous jetons sur la raclette, les pommes de terre et la charcuterie. A chaque groupe qui arrive nous pensons retrouver nos ardennais en vadrouille. Mais que nenni. Au bout de 45 minutes je me décide à passer un coup de fil à Yan qui m’annonce qu’ils viennent d’arriver aux Lindarets, soit à près de 7kms à vol d’oiseau et plus de 25kms par les chemins. Tophe et Froy faisant parti du groupe il aurait été étonnant qu’il n’y ait pas une erreur d’aiguillage à un moment donné. Cette fois il est sûr que nous finirons la sortie à trois.
Nous prenons le téléphérique Champéry-Planachaux qui va nous emporter 1000m plus haut. Nous profitons de l’ascension pour mettre une chambre à air dans la roue avant de Stéphane qui a fini par se dégonfler.
Après une petite descente de 2kms, qui nous aurait paru très longue dans notre massif ardennais, nous empruntons le télésiège qui va nous faire monter au point culminant de notre périple situé à plus de 2300m. Nous enchainons la descente pleine de cailloux vers les Lindarets où nous en profiterons pour écouter un groupe de musiciens en dégustant une barquette de tartiflette. Je suis un peu inquiet car mon frein arrière à rendu l’âme dans la dernière descente.  Ayant laissé le temps à celui-ci de refroidir, j’ai retrouvé un peu de frein pour attaquer la descente la plus difficile de la journée. Nous voilà parti dans les racines pour le retour vers Morzine. Heureusement le terrain est sec, ce qui nous permet de nous en sortir sans trop de difficultés même si à nouveau mon frein arrière fait des siennes. Stéphane fait une chute sans gravité. Ça sera la seule de la journée. Même si nous sommes de retour à notre point de départ nous n’en avons pas fini avec notre périple. Il nous reste, pour boucler la totalité du parcours, à faire l’aller-retour vers Les Gets.
Arrivé au Gets, nous remontons vers Morzine pour la dernière descente. Je me souviens des descentes de DH que nous avions fait l’an dernier. Je propose à Romuald et Stéphane de faire une nouvelle boucle par la piste de  descente. Malgré la fatigue ils sont partants. Je leur dit de faire attention aux tables qui se présentent car certaines sont hautes. Nous enchainons  les virages relevés les uns derrières les autres. Un moment j’entends un « Laurent » venant du télésiège qui passe au-dessus  de moi, il me semble reconnaitre l’accent belge de Fred mais pas le temps de lever la tête et trop la trouille pour lâcher une main dans ce passage où je me fais secouer. Nous faisons une petite pause pour retrouver nos forces et nos esprits. Nous repartons de plus belle. Les virages sont toujours aussi gros. Romuald lâche les freins et file à bloc comme un chien qui vient de sentir une femelle.  Nous continuons la descente en tentant de ne pas nous enflammer mais en lâchant de plus en plus les freins. Dans l’entrée d’un virage nous retrouvons notre Romu planté sur le haut d’un virage à quelques centimètres d’être passé au-dessus.  La descente se termine tranquillement.
Nous prenons une dernière fois le télésiège pour rejoindre notre camp de base par une descente beaucoup plus calme où nous retrouvons Fred qui vient de rendre son spad de location. Malgré l’opulence des ravitaillements nous ne pouvons résister à l’appel de la terrasse d’un café dont les fauteuils nous tendent les bras.
Nous sommes enthousiasmés de cette journée magnifique où tout était parfait : le temps, le parcours alternant descentes rapides (trop)  parfois technique, les paysages, les ravitaillements, l’amabilité des gens (sauf le gros con en 4X4) ainsi que les cadeaux. Le seul point en retrait est le fait que nous n’ayons pas roulé ensemble mais cela est de ma faute sous estimant notre niveau par rapport au reste du groupe.

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