Roc la Tour 2012

Si Servais a été remplacé par Rolande depuis quelques temps déjà il n’en demeure pas moins qu’en ce 13 mai on est bien dans la période des saints de glace. C’est un petit frima qui nous accueil sur le parking du cosec de Monthermé pour le Roc La Tour 2012.
C’est l’affluence des grands jours car si Yann a décidé de se lever de bonne heure afin de ne pas rentrer trop tard à la maison nous sommes quand même une bonne dizaine à vouloir en découdre avec la plus grande des distances de cette sortie considérée comme la plus prestigieuse du département compte tenu des sites traversés. Guitou, Laurent, Stéphane, Romuald, Fred avec son fils Romain, Aubin avec un copain, Bruno qui n’a pas regretté d’avoir quitté son lit, Arnaud, Philippe et moi sommes chauds bouillants à l’idée de parcourir une nouvelle fois ces beaux chemins des deux vallées (Meuse et Semoy).
Catherine et Aurore sont venues renforcer les effectifs du Cyclo Club des deux Vallées pour tenir le point de ravitaillement du Roc La Tour.
Les formalités d’inscriptions sont rapidement expédiées et à 8H30 nous sommes sur nos fidèles destrier pour gravir la montagne d’un mollet affuté (enfin pas pour tous).
A peine quitté les rues de Monthermé nous attaquons par un chemin plutôt pentu et plein de cailloux qui verra plus les semelles de nos chaussures que les crampons de nos pneus. Mais bientôt passé ce petit aléa, nous continuons notre ascension vers les sommets.
Bientôt arrive la séparation des parcours 35 et 45-55. Nous laissons les enfants sur le petit parcours et restons entre hommes ce qui promet de beaux moments d’amitié virile. Arnaud un peu hésitant décide de suivre les hommes, estimant qu’il a quitté l’adolescence depuis quelques temps déjà. Décision qu’il regrettera par la suite quand il sera contraint à l’abandon au sommet du Roc La Tour pour manque de jambes efficaces.
C’est peu après ce moment que nous apercevons que Philippe n’est pas dans un grand jour car rapidement il se retrouve dans le gruppetto, comme disent nos confrères aux jambes rasées. Gruppetto formé de lui seul car le reste de la troupe gravit les difficultés comme un seul homme. Hormis de début et quelques variantes nous empruntons le même parcours qu’il y a deux ans. Après un long passage dans les tourbières qui vaudra à quelques uns des bains de pieds forcés, à d’autres des jurons dignes des charretiers d’autrefois et à tous une bonne séance de musculation des mollets pour sortir les roues de la boue collante, nous arrivons enfin au premier ravitaillement. Alors que nous finissons notre quatrième morceau de brioche, très bonne au demeurant, Philippe nous rejoint enfin. Nous lui laissons le temps de se ravitailler en vol avant de continuer notre périple. Très rapidement il nous fait comprendre de l’abandonner comme un vieux cheval fourbu qui va finir péniblement son chemin de croix.
Nous voila de nouveau délesté d’un membre de notre joyeuse confrérie qui compense son manque d’ardeur au pédalage par quelques bon mots judicieusement choisis en fonction des circonstances et bourdes de chacun.
Si nous adoptons une cadence de d’éléphant léthargique lors de nos montées nous sommes plutôt sur le rythme d’une souris sous cocaïne dés que la pente s’inverse. Si on fait exception de nos deux furieux se reconnaitrons qui passerons leur temps a se tirer la bourre pour savoir lequel du Yéti ou du Zesty à la plus grosse.
Vers le trentième kilomètre nous voici parvenu au site mythique qui donne son nom à cette randonnée. Cette fois c’est l’opulence au ravitaillement on a le droit à quelques morceaux de chocolats et de quatre-quarts en plus de la brioche et des barquettes 3 chatons. Nos épouses sont là fidèles au poste malgré le froid qui sévit en cet endroit des plus élevé du département.
Arnaud qui à eu le coup de foudre pour un pigeon avec qui il a eu un œuf décide à ce moment crucial pour nous laisser lâchement tomber.
Nous reprenons le chemin en sachant qu’une belle descente nous attend : singles, pierriers parsemé de randonneurs, virages en épingles, tout y est pour nous donner la banane. Les jambes commençant à se faire lourdes pour certains nous décidons de nous finir sur le 45 malgré que les huit derniers kilomètres soient plats, ce qui n’est pas trop notre tasse de thé. Laurent et Bruno nous lâchent pour éviter la dernière bosse. Il est 13H30 quand nous rejoignons notre base et les loupiots qui en ont terminés depuis longtemps avec leur parcours de midinette. Après un rangement rapide de nos montures nous nous retrouvons autour du verre de l’amitié pour fêter les 23 ans de Laurent et l’acquisition de la même monture que le cousin.
Chacun à notre façon nous avons apprécié cette belle randonnée qui même si elle est perfectible reste une référence pour le département. Encore une fois le plaisir que nous avons eu à rouler ensemble à largement compensé les imperfections qui ont pu être constatées.

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