Il était une fois…

Il était une fois trois petits cochons qui vivaient dans la lointaine contrée d’Ardenne. Quand la bise fut venue ils décidèrent de gagner une contrée plus clémente dans la douce contrée d’Ile de France afin de se soumettre à une épreuve vététiste initiatique. Avant de rejoindre la petite commune de Larchant, ils décidèrent de passer une douce nuit dans une auberge de la petite citée au doux nom des Tarterets. Le plus peureux des petits cochons ardennais pris peur des étranges créatures croisées dans cette auberge. Il du pour se rassurer ouvrir une bonne bouteille de potion magique afin de pouvoir dormir sur ces deux oreilles.
Le voyage n’étant pas terminé les trois petits cochons décidèrent de se lever bien avant l’aube afin de parvenir tôt sur le lieu de départ de cette épreuve. La température est de -6° quand ils parviennent enfin à l’endroit tant convoité juste avant le lever du soleil. Beaucoup d’autres cochons sont déjà là : mais beaucoup moins que le nombre prévu semble-t-il. Nos porcinets en profitent pour prendre une petite écuelle de café car le fond de l’air est frais malgré qu’ils se soient habillés avec tout ce qu’il avaient sous la patte.
Enfin l’aventure commence avec l’apparition de l’astre du jour malheureusement derrière les nuages.
Le sol est dur. Dans un premier temps il semble à nos trois petits amis qu’il va être difficile de trouver des glands, mais très rapidement ils vont découvrir qu’il y en a un grand nombre dans cette partie de la forêt. Quelques uns se trouvent déjà derrière eux râlant et fumant car ils ne vont pas assez vite. Afin de garder leur calme nos valeureux ardennais décide de les laisser passer et reprennent leur calme. Les singles sont magnifiques mais tournent dans tous les sens. On est dans du pilotage pur. Certaines montées sont très physiques. Celle nommée « la joie de Mich » oblige les trois petits cochons à poser les pattes à terre pour monter en poussant leurs montures. Les descentes sont violentes parfois ils doivent débrancher le cerveau avant de se lancer. Heureusement par endroit l’option leur est proposée entre une version expert ou une autre pour les moins téméraires. Même si parfois les fesses se sont serrées, c’est sans encombre qu’il parviennent au passage le plus mythique de cette fabuleuse épreuve la descente « Aie Aie Aie Soleil ». Alors qu’ils attendent que le passage soit libéré, le goret précédent s’élance dans une chevauchée magnifique qui ne se verra stoppée que par un pauvre arbre qui se trouvait là et n’avait rien demandé à personne. La descente étant bloquée par l’intervention des secours, nos valeureux petits décident de passer par un chemin détourné.
Le moment est venu de faire tripaille. Le buffet est garni d’une multitude de mets plus appétissants les uns que les autres. Les petits ardennais rechargent les batteries déjà bien entamées. Le seul problème pour le moment est l’eau qui gèle dans le tuyau du camelbak : pas moyen de boire sur le parcours.
C’est reparti pour nos trois amis après avoir échangé les salutations d’usage avec d’autres ardennais déjà croisée sur les pentes des portes du soleil.
Cette partie de l’histoire est moins intéressante même si le parcours reste dans les bois est empreinte de petits chemins. Le tronçon est plat : un peu plus de huit kilomètres sans une côte. Ça permet de reposer les pattes.
A un peu moins de vingt kilomètres du Graal un panneau sans équivoque annonce la couleur « A partir de maintenant ça monte et ça descend ». Les organisateurs ne se sont pas moqués. c’est vrai que ça monte. Et beaucoup. les pattes sont plus que lourdes. Mais ça descend aussi et parfois très très raides. Les passages sont superbes notamment dans le secteur d’E.T. avec des rochers énormes ressemblants à un lapin ou a la Tête d’E.T.
Au milieu de ce ces singles nos aventuriers de la pédale parviennent enfin au second ravitaillement. Juste avant c’est le « Gap majeur » : un saut de près de deux mètres que les les organisateurs ont fermés à cause du gel. Comme c’est DOMMAGE…on était chaud.Le buffet est de la même ampleur que le premier. Tout est parfait. Mais l’arrivée n’est pas encore toute proche il reste quelques mètres de D+ à franchir.
Nos trois petits cochons remontent sur leurs destriers mais les dix kilomètres restants sont difficiles. Les descentes deviennent limites à cause de la fatigue et du manque de lucidité qui va avec. Les montées se font rarement sans poser la patte au sol sauf pour Stéphane qui se comporte en vrai sanglier. Pour les deux autres c’est plus difficiles et même monter sur le vélo demande de gros efforts. Tous les passages sont magnifiques mais parfois beaucoup trop difficiles pour le niveau et l’état de fraicheur de nos porcelets. Le passage des blocs restera gravé dans les mémoires.
Vient enfin « la dernière pour l’amitié » autrement dit la côte des mouton qui se termine par une partie à 35%. Stéphane la franchit sans fléchir alors que ses deux compères même à pied souffre le martyr pétris de crampes. S’en suit une dernière descente par très longue mais avec un passage à 150% qui fout la trouille.
Enfin le parking est en vue et avec lui soupe à l’oignon, vin chaud et de bons sandwichs. Mais il reste une dernière épreuve à nos trois petits cochons à franchir afin d’avoir réussi ce rite initiatique c’est de se changer sans vestiaire par une température avoisinant les -5°.
C’est fatigués mais heureux que ces valeureux petits gorets rejoignent leur forêt natale avec des images plein leurs têtes et des douleurs dans les membres.

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