Raidars en force

Deux groupes étaient composés ce week-end afin de respecter les consignes sanitaires et de limiter le nombre de participants. PTR qui proposait une sortie au départ du Bannet obtint un retour favorable de la part de Catherine, Thierry, Cacal et Yannick. Pour ma part j’envisageais de finir la reconnaissance du Sécopir 2021. ChocoBob, Cyril, Guitou, Seb, Guitou, Aurelien et Nin-nin avaient décidé de se joindre à moi.

Alors que je suis en train de m’habiller, mon téléphone bip. ChocoBob est rappelé par le boulot pour gérer une urgence et doit abandonner l’idée de souffrir une nouvelle fois sur la selle. Les autres sont à l’heure (ou presque) au rendez-vous. Seb est accompagné de la Bertrand’s Family : Bertrand, Jules et Abel. Dans un premier temps nous devons rejoindre Balaives. Je choisis le plus facile. Enfin presque avec la côte de l’IME. Bertrand mène, le groupe se loupe dans la montée mais fait demi-tour ne voulant pas rester sur un échec.  Tous les autres passent sur le vélo (enfin il me semble et je ne doute pas qu’il y en aura un pour dénoncer celui que je n’aurais pas vu).  Il y a pas à dire aujourd’hui il y a du niveau. Nous continuons pas le sentier Mineur. Nous continuons à monter et finissons par atteindre Balaives. C’est là que les choses sérieuses commencent. Apres une séance bricolage du ressort des plaquettes de Bertrand arrivées en fin de vie, nous enchaînons la montée du Chemin de la pointe et le sentier des blaireaux. Coïncidences ou pas nous tombons sur Arnaud qui a déjà quarante kilomètres au compteur. Nous montons de nouveau pour aller chercher la grosse. Ne voyez aucun propos sexiste dans cette phase mais simplement le nom d’une de nos descente préférée. Nous arrivons derrière la ferme de Flamanville. Nous sommes plusieurs à taper une grosse branche avec la tête.  Pour ma part le choc est violent provoquant  l’enfoncement de mon casque. Quand je pense que certains abrutis roulent encore sans casque…  Un petit passage de barbelés afin d’éviter les crocs d’Alvin et nous voilà enfin sur le dernier secteur du Sécopir.
Nous contournons la montée de la côte d’enfer et attaquons la forêt d’Enelle par sa face nord. Ca grimpe. C’est parfois raide, parfois moins mais il faut toujours appuyer fort sur les pédales. Les différences de physique commencent à se faire sentir. Enfin un passage plat nous en profitons. Nous rencontrons les vététistes de Nouvion après des salutations à distance nous reprenons notre chemin. Nous évitons les sentiers non balisés les autorisations étant trop difficiles à obtenir dans cette forêt pourtant communale. Nous restons sur un chemin de balisé. Je prends la descente tranquille, apparemment trop pour Abel qui déboîte pour me doubler quand Seb surgit. Ce qui devait arriver arriva… Sans bobo fort heureusement.  Une fois passé Boulzicourt et remontons par le chemin au-dessus du calvaire. Le début est raide. La suite plus facile… Avant de prendre une descente un « peu » technique, j’indique à tous que Seb va passer devant et qu’ils peuvent le suivre. Enfin peut-être pas partout… Certains se lancent à sa suite. Je ferme la marche. Seb enquille drêt dans l’pentu et finit la descente par une marche d’un mètre. Les autres sautent sur les freins et prennent une option plus soft. Nous attaquons l’avant-dernière montée pour rejoindre le chemin de la ferme Eva. Il n’y a pas à dire, ce passage est plus agréable dans ce sens. Il nous reste plus qu’une centaine de mètres à grimper avant d’attaquer les cinq derniers kilomètres en profil descendant. L’enthousiasme n’est plus le même pour tous…  Quand le profil s’inverse les sourires réapparaissent sur les visages. Parvenu au sentier Mineur nous faisons le point. Il manque Abel, Guitou et Nin-nin. Abel était devant moi dans la descente. Il a du tirer tout droit dans le village. Par contre les deux autres se trouvaient quelques dizaines de mètres derrière moi avant d’attaquer la descente. En cette période sainte, comment ne pas faire référence à l’Évangile selon Matthieu : « Que vous en semble ? Si un homme a cent brebis, et que l’une d’elles s’égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes, pour aller chercher celle qui s’est égarée ? Et, s’il la trouve, je vous le dis en vérité, elle lui cause plus de joie que les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. De même, ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu’il se perd un seul de ces petits. » Chez nous c’est Bertrand qui s’y colle et qui nous ramène les trois brebis égarées. Nous continuons tous ensemble notre chemin vers notre destinée et Arnaud couvrir les quinze derniers kilomètres qui doivent le ramener  à son havre. Nous finissons tranquillement jusqu’à ce que Cyril ne lance un concours de b… sur le chemin noir afin d’exploser un KOM.

Nous nous saluons de loin comme le veulent les circonstances tous contents de cette belle sortie. Décidément ce dimanche en ce week-end de l’ascension portait bien son nom.

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