Les petites bêtes qui montent

Une sortie en forêt d’Elan était au programme de ce premier dimanche de novembre. Si le gel n’a pas encore pris ses quartiers d’hiver, il est clair que nous sommes, maintenant, bien entrés dans l’automne. C’est des raidars emmitouflés que je retrouve devant la SMA. Cacal, ChocoBob, Arnaud et Reynald ont, comme moi, décidé de venir en vélo. Si Cacal n’a que quelques hectomètres pour venir, Arnaud et Reynald ont fait plus de quinze kilomètres, le séant sur la selle pour se joindre à nous. L’ensemble des presque-marnais (Catherine, Thierry, Philippe et Stéphane) est déjà chaud comme une baraque à croquignoles. Notre Cordell balanais est lui aussi prêt à affronter le parcours que j’ai concocté pour réchauffer les cuisses et les cœurs. Il ne manque que notre meilleur et unique secrétaire à l’appel. ChocoBob m’informe qu’il a croisé Guitou filant comme un novice ayant croisé un succube en sens inverse à la recherche de son heaume vélocipédique.

2016-11-06C’est donc avec un gros quart d’heure de retard sur le programme que nous nous ébranlons. Si les premiers hectomètres donnent l’impression d’être dans un salon de coiffeur pour dames, mon inclinaison vers la gauche en direction de l’antenne dominant la côte de Dom fait tout doucement apparaître des doutes sur les visages de mes camarades. Ce n’est plus des questions que l’on peut deviner mais presque de l’effroi quand je décide de prendre le chemin le plus court pour aller vers le point de vue. La grande majorité parvient sans encombre si ce n’est sans difficulté au sommet de cette première côte. Ne comptez pas sur moi pour divulguer le nom de celui qui finit à pieds l’ascension car cela pourrait nuire à son rang dans la noblesse. Nous passons sans nous attarder devant le point de vue donnant sur le village présidentiel filant vers la descente de Dom avant de remonter vers les carrières. Pas de doute si les cœurs ne sont pas encore chauds les cuisses sont à la limite de l’embrasement. Nous quittons les chemins larges pour emprunter du sentier sinueux. L’association racines, roches, feuilles et humidité s’il est un cocktail favorable au développement des champignons est aussi mélange donnant des sueurs froides aux vététistes.

Nous empruntons pour la première fois la route afin de rejoindre Sapogne et de là, gagner la forêt domaniale d’Elan et là être à l’abris des chasseurs. En un peu plus de huit kilomètres nous avons déjà gravi plus de deux-cent cinquante mètres. A l’entrée du bois nous saluons les nouvionais en train de se préparer. Nous empruntons des sentiers où nous n’avions pas posé nos crampons depuis plusieurs mois. encore une fois le chemin grimpe plus qu’il ne descend. Nous finissons par rejoindre l’entrée de « la tournante ». Catherine qui la semaine dernière avait été réticente accepte cette fois la proposition. C’est sans encombre que nous arrivons en bas. Nous prolongeons la descente jusqu’à la source Saint-Roger. Nous remontons chercher l’entrée du long single qui nous ramène à la Source nous traversons cette fois le ruisseau d’Elan. L’heure avançant je décide d’emprunter la route pour rejoindre « la Brokeback Mountain » à l’envers. Si les premiers moments sont un peu compliqués, une fois que le passage s’élargit nous accélérons le rythme.

Nous regagnons le bois de Dom par le chemin de Sapogne. PTR commençant à me connaitre me demande si nous allons descendre par le passage technique. Je lui réponds en me dirigeant vers l’entrée du single. Je fais le topo pour ceux qui ne connaissent pas encore le passage. Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le nom-pour-ne-pas-nuire-à-sa-réputation décide de contourner la difficulté. Je m’élance le premier suivi de PTR et Arnaud. Arrivés en bas nous nous attendons l’arrivée de nos camarades. Stéphane nous rejoint en nous annonçant que Reynald vient de prendre la boite du jour faisant un salto avant avec réception du vélo sur Lydy, Marjorie, Coralie, Alexandra et Claire… Mais plus de peur que de mal. Nous reprenons le chemin vers la voie verte afin d’offrir son rêve à Catherine. Trouvant plus facile de rouler sur la voie verte que dans les pierriers de la côte de Dom, Reynald, Philippe (qui a retrouvé un peu de force) et Arnaud se tirent la bourre. Arrivés au pont vert nous nous positionnons de chaque coté afin de faire la Holà à Catherine qui rêvait depuis de longues semaines de traverser la Meuse sur cette passerelle. Arnaud et ChocoBob qui voulaient rentrer rapidement se laissent facilement persuader par Thierry qui nous propose de baptiser sa reinette avec autre chose que du ratafia de grenouille ce qui aurait néanmoins été de circonstance.

C’est donc en moule-b… que nous nous enfilons une Jup. Après être passés par Brokeback Mountain plus rien ne nous arrête !

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