Lyon Free VTT

A quatre semaines du Roc d’Azur, je me suis décidé pour aller rouler dans les rues de Lyon à l’occasion du Lyon Free VTT. Ayant entendu beaucoup d’éloges concernant cette manifestation je tente ma chance…

Le démarrage de week-end difficile, levé 3h45 pour aller au boulot, je trouve le moyen de finir à la bourre. Au final une heure de retard sur le timing au moment de partir. En route je reçois un appel de l’hôtel. Situé à quelques mètres du départ,  celui-ci est aussi situé à côté du stade Gerland et bien évidement c’est soir de match. Le stationnement va être chaud jusqu’à vingt heures. Pour ne rien gâcher,  c’est des trompes d’eau qui s’abattent sur la capitale rhodanienne. Nouveau message : cette fois des organisateurs le lieu de retrait des plaques a changé à cause de l’alerte orange, le montage des chapiteaux est interdit. C’est donc au Palais des Sports qu’il faudra me rendre demain matin, car pour ce soir c’est mort.
J’arrive à l’hôtel quelques minutes après le coup de sifflet final, une place de parking se libère à quelques mètres de l’hôtel. Malgré les quelques secondes qui me séparent de l’entrée de l’hôtel, je suis trempé quand j’y arrive. 
Heureusement la journée est sauvée par un super restaurant…

Quand le réveil sonne je me précipite à la fenêtre : le sol est détrempé mais il ne pleut plus. Impossible de savoir la couleur du ciel car il fait encore nuit noire. Je revêts rapidement l’habit de lumière et me dirige vers la salle du petit déjeuner. Elle est pleine de vététistes. Le buffet est pantagruélique. Dommage que je sois obligé de monter sur le vélo dans quelques minutes, je ne peux profiter de toutes ces bonnes choses.

Il est 7h25 quand je quitte l’hôtel. En moins de cinq minutes je suis au palais des sports. Encore cinq minutes et j’ai récupéré ma plaque. C’est là que les choses se compliquent. Je prends ma place dans la file de départ qui doit faire au moins trois cents mètres de long. Les concurrents sont lâchés par vagues de quinze-vingt. Il me faudra plus de quarante-cinq minutes avant que je franchisse la ligne de départ. Le balisage est sans défaut et à chaque carrefour il y a un signaleur qui nous coupe la circulation et nous indique la direction. Nous rejoignons les bords du Rhône que nous suivons pendant de longs kilomètres. Ca me gave un peu… Je me fais doubler par pas mal de monde. Ça a l’air de rouler fort. Beaucoup de semi-rigides ! Nous traversons le fleuve pour prendre une voie de bus qui s’engouffre dans un long tunnel, plat lui aussi. Là encore je me fais doubler. Je veux jeter un coup d’œil à mon GPS pour connaitre ma vitesse mais je suis dans le tunnel… La moyenne depuis le début est à plus de vingt-deux kilomètres à l’heure pas mal avec un vingt-huit dents à l’avant !
Je vois enfin le bout du tunnel au propre comme au figuré. J’enchaine deux ou trois rues et une première grimpette se dresse devant moi. J’y vais tranquille mais je commence à doubler pas mal de monde. Après avoir visité les hauteurs, je dévale vers la Saône. Cette fois je suis sur la rive droite. Un mur se présente devant moi au détour d’un virage.  Quand ça grimpe ça ne fait pas semblant ! Je laisse un pignon en réserve et j’attaque la montée. Les trois quarts des participants sont à pieds. Je décide de mettre tout à gauche. Finalement j’y étais déjà ! Ça me brule les cuisses et les poumons. J’arrive tout de même en haut sur mon vélo. Je regarde mon GPS : 200m de distance pour 63m de dénivelé positif ! A peine en haut je bascule dans une descente. Je saute sur les freins ! La volée de marches est trop impressionnante.  Je prends l’option poule mouillé : 60m de dénivelé négatif sur cent-trente mètres. Par les marches c’était la même chose sur  quarante mètres. Je vois deux mecs s’engager dans les marches et finir en vrac. Ils se relèvent je ne sais pas dans quel état…
A peine en bas, on remet ça. La même en couleur. J’enchaine lacet sur lacet. P…. c’est un truc de malade. Je crois que je vais vomir. Ça serait dommage un si bon petit déjeuner. J’arrive au premier ravitaillement après vingt-et-un kilomètres. Je commençais à avoir la dalle, mais la montée m’a coupé l’appétit. J’ingurgite vite fait deux galettes, une pâte de fruit et un verre de sirop. Trop de monde, je me sauve rapidement. Huit kilomètres vallonnés sur les hauteurs, avant de redescendre vers le Rhône. Voilà le deuxième ravitaillement, un peu proche du premier, mais placé à la mi-parcours.  Beaucoup de monde, trop ! Je prends deux barres de céréales que je glisse dans les poches, fait le plein de ma gourde et bois un verre de sirop avant de tailler la route. 
Sur le secteur suivant nous avons le droit à un parking souterrain. Tel l’escargot se réfugiant au fond de sa coquille nous  colimaçonons jusqu’au niveau moins sept avant de remonter jusqu’à la surface et reprendre contact avec de l’air plus frais. La suite se veut touristique avec un passage dans le vieux Lyon, le théâtre romain et devant Notre Dame de Fourvière.  Une nouvelle montée m’amène au point de départ de la piste de DH de la Sarra, ancienne piste de ski créé en 1964. Devant la foule qui se presse pour prendre la version « hard », j’hésite quelques instants à prendre la solution « facile ». Finalement je fais la queue comme tout le monde et attend mon tour pour m’élancer dans les bosses et les virages relevés.  Je m’arrête quelques instants pour prévenir les secours qu’un concurrent est tombé puis enchaine la fin de la descente. De nouveau ça grimpe ! Le parcours m’emmène  vers Sainte-Foy-les Lyons. Le parcours se veut plus naturel. Je zappe le dernier ravitaillement, trop de monde. Si les côtes font mal aux pattes les écarts se sont faits ce qui me permet de descendre à mon rythme. Je me permets même de me tirer la bourre avec deux autres participants dans une descente pleine de lacets et de racines. Du pur plaisir !

A Confluence, nous retrouvons les petits parcours et finissons par quelques kilomètres dans le parc de Gerland où des jeunes tentent la main afin que nous checkions à l’image des pro à l’arrivée des compétitions.  Une fois la ligne d’arrivée franchit c’est comme aux ravitaillements ; difficile d’accéder au buffet. Mais comment rater la charcuterie mise à notre disposition dans la capitale de la gastronomie. Mais la rosette accompagnée d’une boisson aux protéines, bof !
Une jolie balade dans Lyon sur le bitume et sous le soleil ça change des Ardennes…

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