Rien ne sert de courir il faut finir à point (par PTR)

Cinq heures du mat, j’ai des frissons , je claque des dents et je monte le son…..énorme nuit de sommeil de trois heures grâce à deux somnifères. Tellement dans les vapes que j’en oublie de petit déjeuner ! Mais quand on aime, on ne compte pas ; aujourd’hui nous allons défendre les couleurs du club en terre étrangère à RULLES sur le non moins célèbre Raid des quatre fils Aymon.

Décollage de BALAN à 07h00, temps maussade et vent faible, le pilote Choco le magnifique, expert en orientation est à l’heure, En chemin nous retrouvons Yann et Arnaud, moins doués en orientation. Arrivés, équipés et prêts ou presque, nous allons nous inscrire tous les quatre pour le 65 km chronométré. Nous retrouvons au départ les fringants Fabrice et Cacal qui attendent des potes pour partir. Munis de nos plaques de cadre, derniers réglages effectués, nous rejoignons le départ qui se donne d’une passerelle, déjà très dure à monter à mon goût : ça promet.Le premier kilomètre se fait sans trop de difficultés, étant parti le dernier suite à un ratage sur le podium de départ, je rejoins ARNAUD qui semble déjà dans sa course. Ce dernier me regarde et me lance  » on y va ? « . Et là je comprends qu’il va m’ envoyer des volées de bois vert. Choco et Yann ayant décidé de débuter en mode diesel, Arnaud et moi prenons le large à une allure très soutenue pour moi …. nous dépassons pas mal de participants, ce qui ne trompe pas. Nous ne reverrons nos compagnons raidars qu’à l’arrivée.Le premier tiers du parcours est plutôt sympa, du roulant, de la grimpée et du single en pagaille. Seul ombre au tableau, Arnaud envoie du lourd et j’en chie un max ! Raison pour laquelle je reste dans son sillon, plus vulgairement je suce sa roue….lol. Une évidence s’impose, aujourd’hui je n’ai pas les jambes pour flamber devant mon co-équipier. D’un commun accord, nous grillons le premier ravito, je rappelle que nous sommes en mode course. Arnaud le magnifique envoie tellement que je fais ce premier tiers limite en zone rouge….je lâche souvent prise mais grâce à un relâchement d’allure de mon compagnon de galère, je reviens au train à chaque fois. Nous décidons de faire un court arrêt au deuxième ravito. Nous entamons alors le deuxième tiers de la course, qui commence mal, j’ai des grosses douleurs au ventre dont je vous épargnerai les détails. Cette partie représente pour moi ce dont j’ai horreur, des racines et des grosses descentes techniques …. Ah oui, j’avais oublié, un gros orage dans la nuit a rendu le terrain boueux à certains endroits et très glissant aussi ! Arnaud en profite pour envoyer la sauce et me lâche indubitablement….sic sic ! Je ne l’aperçois que dans les grandes lignes droites, j’en profite pour me remettre dans mon rythme et m’hydrater. Le troisième et dernier tiers est un mélange de ce que nous avons précédemment trouvé. Je me suis refait une santé, le terrain est lourd, j’en profite pour passer dans les flaques de boue, après tout nous sommes les sangliers raidars. Le quatrième ravito est un pointage, je m’arrête vingt secondes et bois deux grands verres de sirop … Je commence, mieux vaut tard que jamais, à prendre mon rythme….à ma grande surprise, dans une montée dantesque, je reprends Arnaud qui est à l’arrêt ou presque ; le malheureux souffre de crampes aux deux jambes et est complètement désolé. Je lui fais une tape de réconfort et lui m’en fait une d’encouragement. Même si la racine ne m’inspire pas plus que çà, me vient à l’esprit une citation de LA FONTAINE (rien ne sert de courir, il faut partir à point… ) qui nous servira pour nos marathons futurs… Pour finir, j’envoie du lourd, je porte alors les couleurs du club…..quand même ! Je passe la ligne d’arrivée au bout de 03 H 57, après m’être trompé cinq fois à cause du fléchage et avoir fait facilement deux kilomètres de plus. Choco, Yann, Arnaud et moi nous retrouvons devant un sandwich saucisse et breuvage local au combien mérités …… et là nous refaisons la course.

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