Randonnée des châteaux – Houdemont

Pour ce premier week-end de beau temps direction la randonné des châteaux (on les cherche encore…).  ChocoBob vient me chercher à 7h00 du mat, on charge les vélos et c’est parti mon kiki. Nous prenons sur la route Guitou dans sa grenouille verte et Pascal qui nous accompagnera pendant cette sortie. Nous formons donc un cortège de 3 voitures pour rejoindre Houdemont où a lieu la randonnée. 
Après avoir tourné plusieurs minutes pour trouver une place, nous nous garons à côté de Jean-Pierre, Maxime et Clément (allez hop la présentation des acteurs est finalisée). Nous sommes donc sept à nous inscrire au départ de cette rando. Je réalise le premier tour de garde pendant l’inscription de mes collègues car la région est réputée pour la disparition prématurée de vélo. De plus, la horde des Raidars a cassé le cochon en ce début d’année et il serait dommage d’avoir de la perte au feu (New bike pour Guitou > Lapierre 529 TR / Pascal > Felt Virtu2 / Maxime > Spécialized camber carbon comp avec encore le polystyrène sur les roues car tout juste sortis du carton). Bref on devrait boire une paire de tournée prochainement … 

La moitié des raidars part sur le 50km histoire de se faire les jambes en vu du Roc d’Ardenne. JP part sur le 30km tandis que Max et Clément se réservent le 40km. Nous décollons tous ensemble avec l’envie de profiter de cette magnifique météo.

Les premiers kilomètres sont vraiment sympas, juste après le bitume on commence la traversée d’une forêt d’épineux avec bosses et racines glissantes. Là on se dit que ce ne sera pas une balade tranquille mais du vrai VTT. Le parcours est composé de single et la boue est trop liquide pour coller aux vélos ce qui nous permet de nous tirer la bourre malgré un sol parfois glissant. La première vraie montée montre le bout de son nez. ChocoBob et Clément montent le chemin escarpé et encombré de chicane mobile (les autres cyclistes dont votre humble serviteur) sans poser le pied à terre. Ce sera moins glorieux pour le reste de la troupe condamner à glisser sur la mousse et les racines avec ces satanées godasses de vélo. 
Après une pause d’un quart d’heure pour faire descendre le cardio, nous sommes repartis sur les singles glissants. C’est la foule des grands jours (environ 700 VTTistes) et les monotraces ne permettent pas de doubler facilement. Chaque tentative met en péril l’équilibre précaire que nous avons sur le vélo. Allez hop, nouvelle grande montée avec son lot de piéton et de glissade incontrôlée. Nous nous regroupons en haut et attendons le reste de la troupe. Mais où est donc le premier ravitaillement ? L’heure passe et nous commençons à fatiguer. Après quelques kilomètres et une bonne montée nous arrivons enfin au point de sustentation. Je me retourne vers mes collègues en ayant l’impression d’avoir fait la moitié du parcours. Le verdict est sans appel 13.7 km en 1h45 sur le nouveau GPS à la chiquette. MMEEERRRDDEE on n’est pas rendu, il est 10h15 et il reste 36km. Max et Clément remontent en selle et nous quitte pendant que Choco fait du public relations en bavardant avec le sympathique Olivier de Chantemelle. Guitou en profite pour me faire saliver en me montrant un magnifique Lynx 4.8 29 ‘’ très rare dans nos contrées (encore plus rare en état de fonctionnement …). Etant en attente de livraison de ce cadre depuis 3 mois, j’interpelle le pilote (BH-man) de cette magnifique monture pour lui demander ses impressions. Le premier contact est succin mais riche en informations « c’est de la balle et ça arrache le slip … ». vivement ce week-end que je récupère mon cadre.
Allez go, go ,go on va être la bourre pour rentrer à la maison j’ai négocié un retour à 14h00 avec madame. J’arrache Choco à ses convives et décroche Guitou de son GPS / Altimètre / Podomètre / Horloge (ah j’allais oublier … thermomètre !) afin de repartir sur les chemins. Après un single avalé plus vite qu’un verre de tequila à l’anniversaire de Guitou, nous nous retrouvons face à une petite montée sur bitume qui mine de rien nous pique les cuisses. On suit BH-man sur des sentiers bien roulants et on attaque une descente bien humide avec pierrier. Ayant pris une projection dans les yeux je m’arrête en bas de la descente ce qui me permet constater le style pas toujours académique de nos confrères VTTiste. Ca a dû mouiller grave dans les slips. On arrive à l’embranchement du 40/50km et sympathisons avec BH-man et ses collègues. On en profite pour leur vendre la désormais mythique RPS de Flize.
Juste après cet embranchement il y a une petite montée directe dans le pentu et je paris 100€ au gars qui arrive à la montée sur le vélo. Guitou sur de ses forces et de sa nouvelle monture s’enflamme et relève le défi. Il fera 3 mètres comme les autres avant de poser pied à terre. D’un autre coté, je n’avais vraiment pris aucun risque, la monté à 18% pleine de mousse avec des racines saillantes n’était montable que par un dahu survitaminé. Plus loin, nous attaquons une superbe descente bien roulante où l’envie de prendre des sensations est plus forte que la raison. C’est un piège, d’un seul coup la trace est en dévers et vous envoie dans la rigole pleine de pavasse au milieu du chemin. Je m’en sors miraculeusement et ce ne sera pas le cas pour tout le monde (hein Guitou..). Le 2ème ravito est au pied de cette descente ce qui nous a permis de profiter d’un dîner spectacle offert par les VTTistes se faisant piéger par ce dévers. Je profite de cette pause pour faire plus ample connaissance avec BH-man qui est revendeur BH en Belgique. Après 10 minutes, je rappelle à Guitou et Choco qu’il n’y a pas que les gauffres et les oranges dans la vie. Pascal arrive au ravito au moment où nous décollons. Il repart avec nous après une très brève collation. 
Nous partons pour réaliser une boucle de 10 km avant de revenir au même ravito. Nous attaquons cette boucle par une montée digne du Roc d’azur (très longue et douloureuse) puis continuons sur des chemins larges sans grand intérêt et puisons dans nos réserves. La dernière montée se fait à un train de sénateur, nous sommes tous les trois très entamés et le moral est au plus bas. Il nous reste encore 20km … Nous descendons de nouveau le petit single sympa mais casse-margoulette avant le retour au ravito.
Allez courage, il reste 15km de plat suivant les GPS de mes coéquipiers (quelles inventions à la con le GPS…). Bon en fait, je ne suis pas tout à fait d’accord avec les GPS, les jambes sont lourdes et le moindre faux plat nous fait baisser fortement la moyenne. Moraline et motivex sont nos médicaments jusqu’à ce que les gentils organisateurs nous plantent une montée impossible (j’aurais pu parier 1000€ sur ce coup là). On sort les piolets et zou c’est parti pour 10 min de portage. Une fois en haut un single façon « larchamp spirit » nous remet en condition mais la fatigue aidant les erreurs de pilotage deviennent inéluctables et avec ce profil escarpé la chute n’est pas loin. Les organisateurs nous font une petite blague pour la descente entre un profil ‘FACILE’ et ‘HARD’. Nous prenons notre courage à deux mains et choisissons la descente facile. Après 10 min de descente en rappel nous nous retrouvons à 50 mètres du point de départ de ce détour à la con. N’étant pas des professionnels du base jump, personne n’a osé prendre l’option HARD. Une petite montée sur la route et hop du rab de « larchamp spirit » alors que l’on a plus rien dans les guiboles. Guitou se prend une pelle dans un des nombreux pièges de ce single. Reste encore 7 km de route avant d’arriver aux voitures.

2 jets d’eau pour 700 bikes … ça se bouscule au bikewash et il faut tirer le pain saucisse par la queue. Nous profiterons du retour pour manger une frite chez un spécialiste local. Nous reprenons le convoi et profitons du beau temps pour jardiner dans la campagne belge. Encore merci à choco de nous avoir faire découvrir les petites (voir toutes petites) routes de campagne Belge (comprendre qu’il nous a fait atterrir au fond d’une ferme).

Une bien belle sortie dont on se souviendra longtemps. Données techniques 50 km / 860 D+ / 14.5 km/h de moyenne selon Guitou et 11.8 km/h selon la police… (Comme d’habitude la vérité est entre les deux = 13.7).

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