Roc d’Ardenne

C’était pour nous un week-end à ne pas rater. Après avoir participé au Roc d’Azur en octobre, l’envie était trop forte de participer de nouveau à un tel événement. C’est donc direction Houffalize pour ces premiers jours de mai.
Arrivés le vendredi en fin d’après-midi avec Philippe nous retirons les plaques pour l’ensemble de nos compères avant de faire un petit tour sur le salon et de faire régler mes freins. ChocoBob, Eric, Philippe et moi nous étions engagé sur la rando Roc Noire histoire de se chauffer les jambes avant le gros événement du Roc d’Ardenne. Alors que Yann, Arnaud et Stéphane nous rejoignent le dimanche.
Il est dix heures quarante-cinq quand nous entrons dans le box de départ. Après un quart d’heure au son entrainant de la techno le starter nous libère enfin. Après deux cents mètres en montée nous attaquons la côte Saint-Roch et sa moyenne de 14% comme le faisait les Absalon et autre Julie Bresset à la grande époque de la coupe du Monde. Bon ! Notre vitesse n’est pas la même et il nous est nécessaire de slalomer entre les vététistes en perdition dans ce premier effort. Une fois parvenus aux terrains de football nous attaquons la descente. Les organisateurs ayant oublié de fermer le parcours de l’enduro, nous nous engageons donc dans un single technique. Malheureusement trop de monde. Nous sommes obligés de poser pied à terre le temps que le bouchons se résorbe. Nous rejoignons la bonne trace. Je me retrouve tout seul ayant déjà perdu mes camarades dans le bouchon. Je continu à descendre. Bientôt se présente une nouvelle montée. Les chemins sont sympas ils ne quittent pas la foret. Je rejoins mes comparses. Une fois passés sous l’autoroute nous nous engageons sans une belle descente avec plein de racines. Une fois en bas nous devons nous engager dans une ascension difficile. C’est l’indentique à ce que nous venons de passer mais avec une pente inverse. Nous en profitons pour doubler ceux qui trouvent plus facile de monter à pieds que sur le vélo. A partir de là le parcours devient beaucoup moins sympa. Pendant quatre kilomètres nous longeons l’autoroute sur de la route forestière. Nous arrivons au premier ravitaillement. Il y a tout ce qui est nécéssaire. Les gauffrettes au miel sont exellentes. Malheureusement il nous faut reprendre notre chemin. C’est encore roulant pendant quelques kilomètres  puis nous retrouvons de petits chemins. La aussi les organisateurs ont laissé la trace de l’enduro ouverte. Avec Eric nous nous en donnons à coeur joie, alors que Philippe et Choco srrent les fesses et tout ce qu’ils peuvent surtout les freins. Nous tombons sur un nouveau bouchon. Nous comprenons rapidement que le franchissement du ruisseau en bas de la descente est un peu scabreux. Je passe en prenant un minimum de risque. Eric franchit avec maestria. ChocoBob voulant l’imiter nous gratifie d’une magnifique marche arrière avec atterrissage le cul dans le ruisseau. Cette image fera le tour du net. Le reste du parcours est un vrai moment de plaisir si bien que, volontairement cette fois, avec Eric nous nous engageons sur la trace de la dernière spéciale de l’enduro. Grossière erreur ! Nous sommes obligés de porter les spads pour parvenir au départ et là c’est le choc : un mur se trouve devant nous. Je n’ose pas me lancer et contourne à pied. Eric prend la trace mais à pieds également. Une fois en selle Eric lache les freins, moi beaucoup moins. Le parcours est vallonée. Nous nous retrouvons devant la dernière difficulté du parcours, pratiquement tout le monde est a pieds. Nous poussons l’effort un peu plus loin que les autres mais décidons de ne pas nous faire mal en prévision du lendemain. Nous finissons sur une partie du circuit de la coupe du monde avant de franchir la ligne d’arrivée.
Après une frite et un lavage de vélo, ChocoBob et Eric regagnent Charleville pendant que Philippe et moi regagnons le gite pour attendre Stéphane devant une bonne flambée.
Cette fois c’est le grand jour. La première difficulté est de savoir comment s’habiller car les voitures sont couvertes de givre mais le soleil est bien présent.
A dix heures quinze nous retrouvons nos comparses. Yann est en train de se battre avec un jambon-beurre. Diététique quand tu nous tiens… Nous partons dans la quatrième vague. Une fois le starter nous ayant libéré nous attaquons la parcours comme la veille. Une fois passé les terrains de football, nous attaquons la descente. J’entraine Eric sur le parcours enduro. Nous avons perdu nos compagnons. Nous poursuivons notre chemin et rattrapons Stéphane. Aujourd’hui le parcours est beaucoup plus sympa. Une fois en bas de la côte aux racines nous ne faisons pas demi-tour mais continuons. Cette fois les organisateurs nous ont évité le chemin en bordure de l’autoroute mais par contre ils ne nous ont pas épargné au point de vu côtes. Nous rejoignons Philippe et ChocoBob au premier ravitaillement, mais point de Yann ou d’Arnaud. Les kilomètres s’égrennent. Malgré les difficultés chacun fait son maximum pour que nous puissions rester ensemble. Aujourd’hui nous nous épargnons les passages « enduro ». Nous avons droit au bouchon comme la veille mais pas de bain de siège pour Choco. Il nous reste le défi de la dernière côte. Cette fois je suis bien décidé à me faire mal pour arriver au bout. A ma demande les vététistes à pieds s’écarte pour me laisser passer. Stéphane prend ma roue. Nous progressons sous les encouragements. Malheureusement je butte sur une racine, pose le pied et oblige par la même Stéphane à faire pareil. Ca ne sera pas pour cette année. Nous nous attendons à quelques mètres de l’arrivée afin de franchir ensemble. Malheureusement nos carrures imposantes ne nous permettent pas de nous mettre sur une ligne. Cette fois c’est fini pour le Roc d’Ardenne 2014. Enfin presque, il nous reste a boire une bière et à manger une frite. Nous retrouvons Yann et Arnaud déjà arrivés depuis plus de quarante-cinq minutes.
Des fourmis dans les jambes, je propose de refaire la côte Saint-Roch et de redescndre par la trace de l’enduro. Personne ne veut me suivre. J’en resterai donc à table avec les autres.
Convaincus de nos capacités nous sommes prêts pour le quatre-vingt-deux kilomètres de Cadoles en juin, enfin presque tous… Quoi qu’il en soir les absents auront eu tord. Si on peut souvent critiquer les grosses organisations, cette fois pour une première ce fut un coup de maitre.

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