Promenons nous dans les bois pendant que le cerf en a…

En cette période de transhumance VTTistique, les mâles dominants sont partis se faire gratter le poil des mollets sur les pistes du Roc d’azur. J’ai invité Christophe, « uno amigo », à jouer le marcassin au rythme du roc’n’Bannet en compagnie  du duo Guitou / Eric. A notre arrivée nous faisons la connaissance d’un VTTiste de Donchery à qui Laurent a donné rendez-vous samedi prochain pour les chemins de la trisomie 21. Il attend ce matin d’autres partenaires de jeu. Après les « salut la quête » d’usage terminés, nous partons par le single en face du centre équestre pour entrer dans le bois de Woaygnie.

Bien que Guitou ait précisé qu’un train modéré lui conviendrait, le voilà en tête. Sa vive allure nous fait vite oublier les seuls 7°. Arrivés à la route forestière du Lazareth, le résultat du travail d’hommes des bois nous oblige à participer à un jeu de piste, l’entrée du single étant masquée par de nombreux branchages. Heureusement, le flair de Bull Terrier de Guitou nous remet vite sur la trace. La route forestière du Douaire traversée, nous gagnons les descentes successives partant de la  Bonne Fontaine. Guitou et Eric nous gratifient de leur talent d’enduriste.

Dans le chemin nous ramenant sur la RF du Douaire, un groupe d’une vingtaine de marcheurs nous obligent à bloquer les freins. Nous passons à leur côté sous leurs encouragements et leurs applaudissements. Durant ces secondes, la grisaille devient soleil au zénith, la température ambiante augmente de 20 degrés, le Roc Bannet se métamorphose en Roc d’Azur. Devant ce public chacun relance avec générosité pour rejoindre la longue bosse qui s’en suit. Les roues de Guitou et d’Eric s’éloignent rapidement alors que je monte péniblement. Christophe resté sur la réserve jusque là, me porte le coup d’estocade, en me passant à la vitesse du gibier pris en point de mire, pour rejoindre les 2 vaillants. Nous décidons de poursuivre par la RF du Bouillonnais sur plusieurs km afin de rejoindre des chemins joueurs. Eric en profite pour relancer régulièrement avant de retrouver un rythme plus soft. J’entends un galop dans les feuillages et aperçois un magnifique cerf à mon tribord prêt à traverser devant nous. J’en informe mes camarades. Tout le monde pile. Le cerf saute au dessus du chemin devant nous pour atterrir au moins 12 mètres plus loin. Moment tant impressionnant que MAGIQUE ! Ce temps de répit est aussi un instant de mise en boite pour chacun. Bien concentré sur ma prochaine blagounette dévastatrice à l’attention de mon voisin, et malgré le chemin roulant, ma roue avant se dérobe. Me voilà à brouter l’herbe allongé de tout mon long après réception sur le coccyx. Je ne ferai part que très brièvement de la douleur qui envahit ma chute de reins de crainte qu’un massage ne me soit proposé. Un peu plus loin c’est au tour de l’ « uno amigo » puis d’Eric mais qui se récupéreront de justesse. Nous entrons à nouveau dans les bois pour surplomber la Givonne sur notre droite. Le rythme redevient soutenu. Eric est à l’affut de tout passage hyperpentu quasi inexploré. Je suis persuadé que la fois prochaine il mettra le clignotant à droite et les protections pour se régaler de ces traces presque vierges repérées.

Nous parvenons aux escaliers après avoir traversé le ruisseau. Eric en grande forme grimpe le long des escaliers avant de les redescendre sous le regard ébahi de 2 randonneurs pédestres. A quelques km de l’arrivée Christophe et Guitou ont disparu. Ils arrivent à pied. Christophe s’est fait piqué par la mouche tzarnaud : dérailleur arrière cassé ! Notre malheureux pense devoir finir à pied. Mais notre Guitou a plus d’un outil dans son sac. Si l’Altus est irréparable (rivet cassé) la transmission est transformée en single speed à vitesse grand G. Nous repartons tranquillement pour permettre à Christophe de suivre. Ce dernier ne prenant pas de retard nous élevons la cadence. Malgré son SR d’entrée de gamme Christophe suit toujours alors que nous, nous jouons des pignons. Ce qui prouve bien que ce qui fait le bike ce sont les jambes !

Nous arrivons au centre équestre à 11H45 avec 31Km500 au compteur ravis de cette virée dominicale pleine de surprises. Nous grimpons les spads sur les porte-vélos. Eric remarque que son bike est trop amoureux de celui de Guitou. Fourches et dérailleurs se frottent dangereusement. Guitou intercale une de ses chaussettes entre les fourches. Heureusement, j’arrive avec un tube de mousse sinon je crois bien qu’il retirait son slip pour protéger le second point de contact. Reste à savoir s’il naîtra de l’accouplement de deux Zesty 2013 un modèle 2014 …

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