Nom de code : l’Art-nOz

Les fortes pluies annoncées pour ce dimanche ayant mis un coup d’épée dans le projet des 3 mousquetaires  (Laurentos, Arnaudis et ChocoBos) d’user les crampons sur le 80Km de Bellefontaine, rendez-vous est donné pour 8H30 à Nouvion. A mon arrivée à 8H15, Arnaud est déjà prêt à en découdre depuis 15 minutes et se demande quelle guêpe a bien pu le piquer pour être si matinal. Malgré les 12 degrés notre président apparaît en manches courtes avant de recourir au Gamex signé du péché mignon d’Obélix. Fred pas remis de sa party-groupies au Cabaret Vert, Stéphane bloqué dans une position contre-indiquant les galipettes à deux roues, Eric sur des descentes du combattant pour préparer l’enduro de Verdun, Guitou jouant Gargantua  …  les mousquetaires n’auront pas de d’Artagnan.

Laurent annonce la couleur : « je ne peux plus changer de plateau. J’enquille  à gauche et nous allons monter, monter, monter, et … descendre ». Nous nous élançons. A la première intersection Mickaël arrive en sens inverse frais comme un gardon et prêt à se couvrir du casque de d’Artagnan. Nous rejoignons Dom par le bitume sur lequel j’évite de justesse une peau de renard composée d’un liquide inqualifiable et de morceaux orangés.

Le premier chemin monte avant de redescendre sur Boutancourt. L’étang d’Alger passé les choses sérieuses commencent par un chemin forestier que nous empruntons habituellement en descente. Les ornières et la boue ne nous découragent pas de le gravir. Je mettrai le pied à terre lorsque ma roue arrière moulinera sur une énorme roche. Laurent n’aura pas plus de chance et nos deux compères auront compris que l’adhérence était plus fiable à pied sur ces quelques mètres. Tout le monde à nouveau en selle les corps montent en température. Les 90 degrés atteints, des rugissements tels le cri du sanglier en rut émanent de mon gosier. J’ôte mon coupe vent afin de baisser la pression de la chaudière et de réduire la pollution sonore. L’objectif est désormais de retrouver un single à la pente proche de la ChocoBob. Après une légère hésitation sur son emplacement, sa majesté dévoile son feuillu. A la vue de la belle, Laurent, Arnaud et Mickaël se choppe une banane martiniquaise. Pour moi c’est plutôt jus de banane qui suinte sur mon visage. J’arriverai cependant en bas sans avoir quitté le bike malgré un passage dans la broussaille sur 2 mètres dotant le X-Flow d’une gracieuse tenue camouflage. J’apprends qu’Arnaud chaud bouillant n’a pas touché aux freins seul un genou à terre pour arrêter sa progression. Ce single descendant est désormais baptisé : l’Art-nOz. Une trace plus soft nous conduit jusqu’au bois d’Enelle afin de reprendre le parcours de « à la recherche du single ultime ». Malgré les bosses aucun de nous 4 ne met le pied à terre. Chacun se régale comme il y a 15 jours des singles, des fossés, des coups de cul, et  des descentes. Je terminerai toutefois une d’entre elles à pied. Arnaud en grande forme accélère dès que possible et se tirera la bourre à plusieurs reprises avec Laurent. Ce dernier, en guise de cerise sur le gâteau, nous entraîne sur une rampe d’accès pour handicapé avec sortie par des escaliers.

C’est avec 35 km au compteur que nous remettons les spads sur les porte-vélos. Rentrés plus tôt que prévu Laurent nous convie à un rafraîchissement. Perso, ce fut avec une none belge. Nous nous quittons avec la rando des Coteaux du Viroin d’Olloy en point de mire.

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