Les bikers de l’extrême

Il est 6h00 du matin, le bruit de la pluie dans les volets me reveille. Je descends déjeuner et pour une fois les prévisions de météo France sont exactes : une pluie verglaçante est tombée.
Le rendez est donné au domicile de notre président pour 9h00. Au vu de l’état des chaussées, je décide de prendre la route de bonne heure. Notre président m’attend et m’énumère la liste des absents :
Stéphane vient de drifter sur la glace tel Vin DIESEL dans Fast and Furious, mais rassurez-vous le seul point commun entre les deux stars est leur coiffeur !!!
Choco Bob refuse de se joindre à nous, ses chaussures étanches n’étant pas complètement sèche ce qui augmente de façon trop importante le risque potentiel de rhume du cerveau.
Notre Fred national a eu panne de réveil.
Nous nous mettons à l’abri pour attendre le reste de la troupe, soit Eric et Yann. Ce dernier dans un sursaut de courage est venu au rendez-vous en vélo. Au vu de l’état de sa tenue, similaire à celle de Hugh Rowland dans le convoi de l’extreme, nous nous disons que nous allons avoir froid.
Nous prenons la route. Dés les premiers tours de roues, le sol se dérobe sous nos pneus, mes deux dérailleurs sont gelés, je suis en single speed et je vais le rester jusqu’ à la fin de matinée. Nous décidons de prendre la direction de Vrignes meuse, mais là le vent de face nous fait vite, très vite, changer d’avis, nous décidons donc de faire demi tour en passant par les ballastières de Nouvion, mais l’accès a ces dernières se fait par une route verglacée en dévers, et Là, c’est le drame : à l’image de  Surya BONALY lors des jeux olympiques de Lillehammer en 1994, Laurent  chute sur le dos tel une tortue asthmatique dansant le smurf. Pour qui en doutait il nous est maintenant possible d’affirmer que le 29 pouces chute aussi bien que le 26 sur le verglas.
Des ballastières nous poussons jusque LUMES. Yann décide de nous quitter pour rentrer. La pluie reprend de plus belle, le courage étant encore présent nous prime les sentiers balisés des ballastières de Villers semeuse, le retour se fait par les chemins de halage
Arrivant sur Nouvion, le verglas est de plus en plus présent ; les derniers mètres se font à pied. Et une fois n’est pas coutume nous nous retrouvons autour d’un verre de l’amitié, et vous n’allez pas le croire, un thé chaud à la pomme, et il fut le bien venu.

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