Balade champestre

Une fois n’est pas coutume, pas de forêt au programme de la sortie de ce dimanche. Pourquoi me direz-vous ? Eh bien tout simplement parce que c’est comme cela ! Que ce soit en français (vélo tout terrain), en anglais (mountain bike), en chinois (越野自行车) ou en tamoul (மலையேற்ற வண்டி) jamais notre sport ne s’est appelé vélo de forêt. Alors destination la prairie et au delà comme le dirait Buzz.
Cacal, Cyril, Guitou et Samy m’accompagnent dans ce petit parcours bucolique. Elian, un petit jeune, se joint à nous pour sa première au sein des raidars.

A son habitude Samy est juste à l’heure (Je dirai cela car je suis sympa). On dirait un Mika de la grande époque avec ses départs à l’arrache, à moitié habillé et le casque en bandoulière. Nous démarrons avec quelques minutes de retard mais vu le groupe nous allons rapidement rattraper ces quelques instants… ou pas. Nous partons bon train jusqu’à Boutancourt et son célèbre passage par le chemin mineur. Nos deux VAE passent sans problème avec un Cyril accroché à leurs basques comme un morpion à un hérisson. Je suis à distance révérencieuse alors que Guitou se bat comme un diable pour ne pas mettre pieds à terre. Samy s’il avait eu une éponge l’aurait jeté. Nous grimpons jusqu’au Calvaire et continuons vers le parc Chopin. De là nous descendons vers l’A34 par un chemin peu usité. J’adore ce passage. Quand je vous disais que nous allions délaisser les bois, nous en venons même à suivre le ruban de bitume sur quelques kilomètres. Nous parvenons à notre premier point touristique. Le temps de faire quelques photos de la demeure du Prince Léonel de Mérode nous reprenons notre chemin. A peine sommes nous repartis que Samy lance les hostilités avec des plaisanteries qui me font penser un moment que Monsieur Bob est parmi nous. Avant d’attaquer la deuxième montée de la journée je badine quelque peu sans reconnaissance de la part de nos co-randonneurs. Seule une plaisanterie grivoise recueille l’approbation. Je suis désolé de ce niveau humoristique et en viens à penser que si ces raidars étaient antillais je suis sûr qu’ils seraient plus adeptes de Francky Vincent (Tu veux mon zizi) que de Saint-John Perse (Azur ! nos bêtes sont bondées d’un cri !). Comme le terrain s’élève tranquillement mais sûrement le silence se fait rapidement. Car si les bouches sont toujours aussi grandes ouvertes, ce n’est plus pour dire des calembredaines mais pour essayer de faire entrer le maximum d’air dans les poumons.
Nous suivons approximativement le parcours balisé numéro 3 des crêtes pré-ardennaises. Le chemin que nous suivons mène vers le lieu dit de Barbe-en-Croc. Ce circuit de 18 kilomètres relie les châteaux de Guignicourt et de Gruyère. Après près de deux kilomètres d’ascension, nous nous retrouvons sur le plateau au milieu des cultures. Nous quittons le parcours balisé et bifurquons pour éviter la route et descendre vers Mondigny-sur-Vence. Le chemin que nous empruntons n’est sur aucune carte, sans doute s’agit-il d’un chemin d’exploitation saisonnier. On se croirait dans les montagnes russes. Nous passons à proximité d’énormes terriers. En connaisseur nous identifions immédiatement des habitations de loumottes. Afin de ne pas assister à des scènes que la morale animale réprouve nous passons notre chemin.
Nous traversons le village de Mondigny et retrouvons un chemin champêtre. La grande différence avec les chemins forestiers que nous empruntons habituellement c’est que là nous pouvons envisager ce qui nous attend. Et ce qui nous attend est vallonné. Samy commence à donner des signes de fatigue mais nous savons que l’esprit est plus fort que le corps. Mais bon c’est dur quand même. Parvenus au dessus de Champigneul nous nous dirigeons vers Evigny par le Franc Bois. Nous contournons le lieu-dit de CLéfay que nous avons traversé en d’autres occasions. Le sentier est sympa. Nous débouchons sur la D34 près du calvaire. Un panneau indicateur nous propose plusieurs alternatives plus irréalistes les unes que les autres ; les chemins n’existant plus. Malheureusement depuis la construction de l’A304 (Spéciale dédicace à l’esprit de réaction de Guitou) aucun chemin ne peut nous amener à La Francheville. Nous devons emprunter un peu de route. Mais comme le profil est descendant ces deux petits kilomètres passent très vite. De retour sur la terre ferme nous empruntons le sentier montant vers les Quatre Deniers avant de descendre vers La Francheville. Nous suivons la Vence jusqu’au lieu-dit Saint-Ponce où nous pouvons apercevoir entre les arbres les ruines de l’ancienne poudrerie. Nous passons sous le Séquoia géant dont nous ne connaissons pas l’origine.
Avec grand plaisir nous retrouvons les bois avec un sentier agréable. Une nouvelle fois nous devons emprunter un petit peu de route pour entrer dans le domaine du fort des Ayvelles. Nous suivons le parcours de la course de XC pour traverser le domaine. A l’entrée du fort nous assistons quelques instants à la cérémonie de commémoration de la journée de la déportation. Nous descendons vers la Meuse non sans faire un coucou distanciel à un ChocoBob rebaptisé depuis quelques mois Cho-Covid-Bob. Sur la route des ballastières deux options se présentent à nous : le retour en bord de Meuse (5.300kms et 0 de D+) ou le passage par les hauteurs de Lumes (12.000kms et 110 de D+). Il est 11H30 le choix est fait :  » Je ne recule ni ne dévie ! « . Une nouvelle fois nous ne reculons pas devant la difficulté même si nous dévions du droit chemin. Dans Lumes nous modifions un peu notre chemin pour ne pas perturber une autre cérémonie. Les 3.5kms de montée sont fait à des rythmes variables allant de  » C’est trop de la balle cette grimpette  » à  » Pourquoi on est pas rentré par le bord de Meuse « . Dernière descente en lâchant les freins avant un dernier tour dans les ballastières afin de faire un peu de récup.

De retour à la SMA chacun s’exprime sur le plaisir qu’il a eu à découvrir ce parcours qui pour une fois empruntait les sentiers battus contrairement à l’expression consacrée. Elian, notre petit nouveau, est lui aussi content de cette sortie et de son intégration dans le groupe.

6 thoughts on “Balade champestre

  1. Cyril

    De belles découvertes sur ce parcours dans un paysage que l’on emprunte rarement. C’était top. (Et bien aéré sur les hauteurs…..)

  2. Élian

    Très bon parcours et pour moi des horizons nouveaux
    Vraiment j ai apprécié la sympathie du groupe et une superbe entente

    Pour Le petit jeune (de 62 balais ) se fut un réel plaisir

    1. Samy

      Ouais c’est vrai, dur dur en ce moment pour moi. Ça va passer… j’espère.
      Beau parcours, beaux panoramas avec des gens presques sympas. 🙂

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