Sortie au Bannet sans alphabet

Les représentants du Raid au Roc d’Azur 2016, Catherine et Thierry, sont déjà prêts à mon arrivée au centre équestre de Givonne. Arnaud suit ainsi que Reynald. Guitou manque à l’appel. Le cochonnet enlisé dans la crème chantilly, il n’a pas la force de gravir les côtes obscures et préfère s’initier au Yoda pour se détendre. L’esprit brumeux suite à un coucher tardif je propose à Arnaud de tracer notre parcours. Nous empruntons le moindre passage monotrace pour atteindre le Lazareth. Dans les passages peu ouverts, Thierry monté sur un superbe Camber printanier, y va de ses « attention yop » pour prévenir des pièges. Je cherche la bouteille du regard et ma roue avant trouve la souche. Du Choco tout craché.

Pour gagner la RF des Douaires nous empruntons des chemins inhabituels au gré de nos envies. J’aperçois un passage pédestre descendant. Je rappelle Arnaud qui fait demi-tour. Mon cerveau encore en forme de traversin déverse son lot de Chocovanne.2016-10-16 Pour me faire taire mes partenaires décident de poursuivre de l’autre côté de la 4 voies espérant que des chasseurs me prendront pour cible. Hélas, c’est notre Arnaud qui se fait secouer les méninges. Sa roue en 27.5 reste bloquée dans une ornière. Notre homme bondit vers l’avant par dessus le cintre tel Tommasone sur son cheval d’arçons. La reprise de contact avec le sol s’avère glissante. Heureusement sa pratique du hockey lui permet d’éviter le roulé-boulé dans la gadoue et de sauver ainsi son honneur de mâle viril  en présence de la gente aussi roceuse que féminine. Nous croisons les hommes oranges de Nouvion que nous avions salués au départ.

Nous partons à l’aventure dans un chemin sauvage. Rapidement le passage devient périeux le sol étant labouré par une famille pluri-parentale de sangliers. Les hautes herbes ne facilitent pas le choix des trajectoires. Des arbres couchés transforment notre descente en parcours de santé. Reynald s’arrête. Le regard fixe et son organe des plus masculin frétillant, il nous expose son caractère voyeur en observant un cerf séduisant un harem de biche.  Nous finissons par retrouver un sol civilisé. A la vue de la montée Catherine fait les gros yeux ayant laisser une quantité importante de force en terre varoise 7 jours auparavant. Je la rassure en lui indiquant que c’est la dernière avant la prochaine. Thierry trouve des mots plus justes pour la remotiver.

Pour rejoindre le chalet de ski de fond nous appuyons sur les pédales comme des malades. Le pont de la Givonne passé nous tirons tout droit pour nous manger la grimpette et nous faire mal aux jambes. Catherine arrive à pied. Mais son orgueil de femme moderne lui donne le courage de remonter sur la selle pour finir à la force des mollets. Pour nous rapprocher du Bannet nous choisissons les plus belles pentes afin de nous préparer pour les recos très prochaines de la RPS 2017. Lors d’un passage en free ride un ronce accroche ma manivelle droite et m’arrête net. Comme le chantais si bien Sardou : Je n’m’enfuis pas, je vole, comprenez bien, je vole … sans fumée sans alcool (Heu ..? Ca devient moins adapté !). Je me réceptionne comme une grosse M…. en rebondissant sur la hanche tout en ressentant un coup de jus. Heureusement, amateur aussi de petit lait j’ai l’os riche en calcium.

Nous entrons dans le dernier single. Nous envoyons les watts au point d’oublier de contourner la descente aux racines. Les fourches font leur travail et nous franchissons cette difficulté sans problème.

Nous arrivons aux voitures ravis de cette matinée. Nous discutons avec la bande à Mirek avant de nous rafraîchir avec une bière sortie du coffre de Reynald.

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