Vous les aimez bien cuits ???

A deux semaines du Roc Marathon, nous avions décidé avec Philippe de nous faire une « petite » sortie dans le bouillonais. En fait nous étions décidé à faire le marathon (70kms) du Grand Raid Godefroy comme dernière longue distance avant le jour J…
Rendez-vous est pris près du tunnel à l’entrée de Bouillon pour neuf heures. Une panne de réveil pour Philippe nous fait prendre le départ avec dix minutes de retard sur le timing. Nous attaquons par la route avant de bifurquer vers la Semois et de nous attaquer à la première montée. En haut une flèche nous indique de tourner à droite. Bizarre le parcours de l’an dernier partait à gauche… Nous suivons la flèche mais après presque un kilomètre de descente nous ne trouvons plus de flèche. Nous décidons de faire demi-tour et de prendre la trace que nous connaissons. Un petit cent mètres de D+ qui n’étais pas au programme. Nous retrouvons des flèches. Nous ne comprenons pas très bien et pensons à une malveillance !
Nous voila reparti sur la trace de l’an dernier, mais au sommet d’une côte l’an dernier nous partions vers la droite pour continuer à monter. Cette fois, les flêches nous disent d’aller tout droit. Nous suivons les flèches. Nous sommes à dix-sept kilomètres quand nous arrivons au Rocher Lecomte qui surplombe Dohan. Nous avons du rater quelque chose. Nous décidons de faire demi-tour pour aller chercher ce que nous avons raté. Nous retrouvons des flèches, nous faisons quelques kilomètres avant de nous retrouver sur un chemin que nous avons pris quelques minutes plus tot. Nous décidons de faire à nouveau demi-tour. Au final nous aurons fait quatre kilomètres et un peu plus de cent ciquantes mètres de D+. Nous voila de nouveau sur le rocher. Nous prenons un petit ravito avant d’attaquer la descente sur Dohan. La pluie des derniers jours a rendu le terrain glissant. Je prend la première épingle en glissade plus ou moins métrisé alors que Philippe prend une pelle.
Les kilomètres s’égrainent rapidement même si le dénivelé et le terrain collant font mal aux jambes. En fait le parcours est très dfférent de ce que nous avons fait deux semaines plus tot. Pour prendre le passage vers le « Saut des Sorcières » Philippe nous fait un freinage digne de Romain Grojean allumant ses pneus. Ca sent la gomme brulée ! Nous montons à pieds, nous commençons à en avoir plein les pattes. Philippe qui a choisi son endurigide comment à regretter son Stump.
La suite du parcours est plus vallonée : les côtes plus courte, mais les descentes moins longues aussi. 
Vers le soixante-deuxième kilomètres nous arrivons à Noirefontaine, village à peine située quelques kilomètres de Bouillon. Nous cuisses en feu s’en réjouissent. Mais les traceurs en ont décidé autrement. Nous prenons une descente de plus de deux kilomètres et demi et de cent-cinquante mètres de D-. Que du single ! Un pur plaisir malgré dans les mollets qui m’obligent à poser régulièrement les fesses sur la selle. Philippe me demande si je connais le coin. Dans un premier temps je lui dit que non, mais rapidement je percute que nous sommes revenu à quelques kilomètres de Dohan. Je connais la fin du parcours : deux kilomètres et demi de montée avant de rejoindre la route du Belvédère au niveau de Curfoz. Arrivé au niveau du belvédère nous faisons une nouvelle boucle qui nous emmène jusqu’au moulin de l’épine. Nous sommes cramés ! Nous sommes en permanence à la limites de crampes. Les derniers kilomètres sur la route sont une galère…
Arrivés aux voitures, nous mettons plusieurs minutes à récupérer. Pour preuve nous ne boirons même pas de bière. Un beau bilan quand même avec près de soixante-dix-sept kilomètres et plus de mille-neuf-cents mètres de D+. Pas de doute nous sommes prêts pour le Roc Marathon.

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