Carnaval des animaux à Mogues

Après une semaine de travail épuisante je me sens bien peu motivé pour faire tourner le pédalier. Aussi, je pense me concocter une grasse matinée dominicale. Samedi à 20H je me demande quand aura lieu la rando de Mogues cette année pour programmer les week-ends à venir. Google me donne la réponse ; C’est le 7 septembre c’est à dire demain ! Dilemme entre un lever à une heure où les boulangeries sont dépourvues de croissants ou me rendre à Mogues bien tôt devant être rentré pour 12H. L’affection que je porte à cette rando me fait choisir la seconde solution si le réveil n’est pas trop douloureux. Certes, le parcours n’est pas des plus techniques ni des plus exceptionnels. Toutefois, c’est à Mogues que j’avais fait à mes débuts en 2012 ma 1ère longue distance -pour l’époque- et de plus tout seul comme un grand.
Dans la soirée Michaël me sonne sur Facebook afin de savoir le programme de dimanche. Je lui fait part d’Olloy avec Arnaud et de Mogues si j’arrive à m’extirper des draps. Il retient Mogues mais avec un départ plus tardif que le mien. Je lui fais confiance pour me rejoindre sur la trace.
J’arrive sur place à 7H50. L’accueil est toujours aussi sympathique. Je prends le départ du 40Km à 8H00 sonnante. Le parcours est nouveau et emprunte 90% de bois. Si les 500 premiers mètres en plaine sont sablonneux, la boue collante prend le relais dès l’entrée dans les bois. Ma première gorgée d’Isostar à un goût de vinaigre avec en arrière bouche une saveur de jus de fruit à base d’oranges du Brésil récoltées au bois de Boulogne. Beurk !  Les suivantes sont identiques. Je décide donc d’attendre le ravito pour répondre à ma soif. Malgré la trace roulante ma petite forme ne me permet pas de monter au delà des 18Km/H excepté dans quelques descentes. Deux biches coupent mon chemin. Je m’arrête pour les regarder s’éloigner tranquillement. Au 10ème Km je papote avec le sympathique photographe. Je repars en appuyant sur les pédales en me faisant violence. 3 km plus loin arrive un passage plus sauvage et ludique pour me donner de l’énergie avant de parvenir au ravito. Je vide le contenu sans nom de ma poche à eau et le remplace par celui du jérrican. La suite du parcours m’est exposée. Le 40 quitte le 25 par une belle descente avant de prendre un single. Le parcours devient plus amusant. Un longue montée finalise cette boucle. J’entends un vacarme à ma gauche. Une horde de sangliers déboule à toute allure. Je pile. 3 énormes cochons passent à 10 mètres. Effrayés les marcassins font demi tour. Et voilà que la laie revient sur ses pas en grognant comme un homme au réveil. Elle s’arrête à 3 longueurs de moi. Peu fier et les chococottes à zéro, j’applique la technique du musée Grévin en espérant ne pas être confondu avec du maïs. Heureusement les petits réapparaissent et leur mère disparaît avec eux. Ouf !
Aux alentours de Florenville la trace longe la Semois entre les arbres. Le fléchages est irréprochable comme depuis le début. Une montée physique prend la suite avant de revenir à des chemins forestiers plus larges et roulants jusqu’au 2d ravito. Mes jambes se sont enfin réveillées. Je peux envoyer les watts sur les faux plats de plusieurs km. Un participant dans une tenue digne de la panthère rose me double. Je prends sa roue avant de reprendre les devants. Nous jouons à ce petit jeu durant une vingtaine de minutes. De temps en temps j’échange avec ce VTTiste venu du pays du septante et du nonante. Après une longue descente je retrouve le macadam. Ce goudron montant fait souffrir plus d’un participant. Cela ressemble quasi à la Bérézina pour beaucoup dans cette bosse placée à 2 km de l’arrivée.
Je termine à 11H satisfait de ces 43Km et 700M de D+. Une trace peu technique dans l’ensemble mais qui reste agréable tout en travaillant le foncier. Ce qui est certain c’est que l’organisation n’a pas hésité à transpirer pour nous préparer cette rando. Avant de reprendre le volant je passe à la buvette m’envoyer un rafraîchissement et faire part à Jacky (l’organisateur en chef) de mes commentaires.
En début d’après-midi Micha me facebooke : « Fin 11:37 » et « 9H20 : départ ». Comme quoi d’un « Ok » à 2 mots il n’y a que 40Km.

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