Bienvenue chez Medrano

Une sacrée ménagerie au départ du Bannet en ce premier dimanche pluvieux de novembre.
Un pedicyclus, appelé en langage commun gélatrouille cansadésant, un jroulvite cansèpla du sud, un gériencassé setsorti proche cousin du jroulvite, un patogedanslabou à poils argenté, un tombecansaglis sans oublié le spermophile aquatique petit animal très joueur dès qu’il se trouve en présence d’un point d’eau. Il de manquait dans ce groupe digne du livre de la jungle que des gératélerèveil et le le jépicoléhiersoir.
Telle la caravane de Médrano le petit groupe s’émeut dans la froidure du matin alors qu’il est à peine huit heures trente. Afin de voir si un toujouralabour ne traine pas dans les fourrées la troupe fait un petit tour d’une quinzaine de minutes ce qui permet également de se chauffer les pattes.
Nos bestioles prennent tranquillement de l’altitude afin de pouvoir trouver un chemin joueur. Rapidement les chemins balisés sont abandonnés au profit de sentiers fangeux beaucoup plus propices aux ébats du gibier à roues. Difficile de décrire le parcours suivi car les chemins sont enchainés au grè du chef de meute. Une seule chose est sure c’est le chemin est rarement plat et que les descentes sont parfois très abruptes ; ce qui permet aux pedicyclus et tombecansaglis de s’exprimer pleinement. Le jroulvite n’est pas des plus à l’aise dans ces passages pentus regrettant parfois de ne pas être pourvu des même attributs que le célèvre dahut. De passage près d’une rivière le spermophile, incite le patogedanslaboue à franchir la rivière. La problématique de ce petit animal est qu’il n’y a pas besoin de beaucoup le pousser pour qu’il fasse une connerie, au grand désespoir de sa femelle beaucoup plus sage. Toute la petite troupe se jette dans la rivière, enfin presque toute…
Après une bonne ballade dans les chemins joueurs, cette petite troupe s’engage dans des chemins plus roulants permettant d’augementer la distance parcourrue et la moyenne. Mais bientot la pluie froide qui redouble incite les bestiaux à regagner l’abri de la frondaison, ou tout du moins ce qu’il en reste en cette saison.
Bientot la transumance se termine mais nos deux créatures aquatiques profitent d’une dernière bauge pour patouiller une dernière fois sous le regard médusé et dépité des autres membres du groupes. Une dernière cavalcade ramène ces gentilles bestioles à leur point de départ où elles ne traineront pas longtemps n’ayant point de boisson reconstituante à partager.

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