Graaaaasssssss

2° et une bruine à décourager un breton de mettre le nez dehors. Voilà les conditions météo que nous avons pour cette sortie dominicale entre raidars. Au moment où j’arrive au club, personne n’est encore sur place, je pense qu’on ne va pas être nombreux. Mais petit à petit ça commence à arriver : Cacal le premier suivi de près par Ayhan, Arnaud et Clément. Samy, Guitou et Louis n’ont pas osé se stationner dans la cour. Doutes sur leur façon de conduire ou restes de la soirée d’hier ? La sortie nous apportera peut-être une réponse.

A trois semaines de la date fatidique, ce matin il est envisagé de faire la reconnaissance du dernier secteur de la randonnée au Pays des Sources peut-être pas le plus technique mais très certainement physiquement compliquée pour certains. C’est un secteur où nous n’allons pas souvent car la grande majorité des bois sont privés. Et en dehors de ceux-ci il y a peu de passages sympa. Nous prenons tranquillement la route pour rejoindre Balaives. Là, se présente deux options : soit attaquer par la montée de la coette en shuntant les premiers kilomètres du secteur ou alors monter jusqu’à la grosse borne et faire la totalité du parcours. Les avis sont unanimes pour la seconde option. Nous continuons donc tranquillement par le bitume. C’est le moment pour les anciens d’évoquer la mythique course de côte de Balaives (je compte sur Thierry pour nous retrouver les dates exactes mais je dirais de début des années 80 à 1992). Une grande majorité n’était pas né à cette époque et nous prennent pour des dinosaures. Arrivés à la Grosse Borne, un petit briefing s’impose et c »est parti pour la descente. Mais dès les premiers mètres nous nous apercevons que le terrain est plus que boueux. Nous revoilà dans la village et nous attaquons la première vraie côte (120m en un kilomètres à vérifier). Elle pique bien les pattes. Arnaud me remercie de lui avoir prévu une belle reprise. Clément ne dit rien mais je suis sûr qu’il n’a pas envie de me remercier.

Nous enchaînons sur la descente de la grosse. C’est beaucoup plus amusant, même si beaucoup d’arbres sont en travers de notre chemin et nous oblige à passer plus de temps à couper et à retirer les arbres qu’à être sur le vélo. Nous avons le renfort de Margaux, qui roule seule, pour tirer un arbre hors du chemin.

Une fois passée la ferme de Flamanville, nous entrons dans le bois d’Enelle. Nous changeons de monde. Fini les chemins sympas recouverts de feuilles glissantes. Nous entrons dans le monde de la boue je pourrais même mettre un b majuscule à bout. Si sur le plan nous arrivons encore à nous en sortir dès que le terrain s’élève ça devient une vraie galère. Nous passons plus de temps à pousser les vélos et à retirer les amas de boue car réellement pédaler. Une fois sur le plateau nous arrivons à reprendre un chemin à peu près normal. Une dernière descente technique que nous enchaînons avec une dernière montée. Clément est au bout de sa vie. Il ne reste plus qu’une boucle pour terminer le Sécopir. Mais quand je vois les têtes de mais camarades je propose de couper sur le Quartannier et de descendre directement vers Etrépigny avant de rentrer à la maison. Des sourires se dessinent sur les visages…

Si la semaine dernière nous étions rentrés propres, tant montures que bonhommes cette semaine nous allons devoir passer du temps à laver tout ça avant de pouvoir somnoler devant le biathlon.