Balade en Avesnois

Souvent à cours d’idée pour faire des balades tranquilles dans le coin. C’est pourquoi j’ai investi dans une vos Recto-Verso. Contrairement à ce que certains esprits torturés pourrait penser je ne l’ai pas acheté en sex-shop. Dans le secteur quelques sorties s’offre à moi. Une dans le coin de Verdun, mais ayant fait le Tour de Meuse je cherche autre chose, une autre reliant Charleville à Sedan par Givet (VV) Beauraing, Rochehaut et compagnie. Mais mon choix s’arrête sur un Valenciennes – Maubeuge.

Le choix du long weekend du 15 août est idéal pour faire du tourisme à un rythme de sénateur : deux jours à 70kms et un dernier à 35. Mes habitudes sont bouleversées pour moi qui ait l’habitude de voyager en solo, car Madame m’accompagne. Nous avons quand même déjà fait la Dolce Via, une partie du chemin de Compostelle, de la Velodyssée et de la Vélofrancette…  mais cette fois ce sera en tente de trekking, fini le confort des chambres d’hôte et autre hôtel avec piscine. Nous allons au plus près des indigènes.

Jour 1 Valenciennes – Le Quesnoy

Afin de gérer au mieux les déplacements, nous décidons de poser la voiture à Maubeuge et de prendre le train pour la capitale du Comté du Hainaut. Je ne m’étendrai pas sur le voyage en train mais juste sur la mentalité des voyageurs qui ne te laissent pas descendre du train et qui râlent de ne pas pouvoir monter. Je crois qu’on a trouvé pire que les parisiens en matière de connerie.
La trace démarre à proximité de la gare donc aucune difficulté pour la rejoindre. Il faut sortir de la ville par des rues pas toujours sympa en vélo mais une fois Raismes traversé, la forêt s’offre à nous. Que dire, si ce n’est que c’est du vrai gravel. Parfois même du sentier que ne renieraient pas des vététistes. Plus de vingt kilomètres en offroad.
Sortis des bois de Raismes-Saint-Amand-Wallers, nous roulons la voie verte des gueules noires jusqu’à Condé-sur-l’Escaut. Cette ville est mise en valeur par une architecture spécifique dont les défenses se composent de fossés qui peuvent être inondés via des écluses. Un petit tour de lac et nous arrivons au pied d’un terril. La trace nous le fait monter mais la tâche est impossible même à VTT car le chemin est raviné par les eaux qui doivent dévaler la pente lors des pluies.

Note touristique : L’activité de ce terril est liée à la Fosse Ledoux des mines d’Anzin, l’extraction commence en 1905 pour s’achever en 1988, il ne subsiste que le chevalement du puits n°1 datant de 1951 et inscrit aux monuments historiques depuis 1992.

Nous faisons une pause repas à la Roselière. Un restaurant ne payant pas de mine (jeu de mot ch’ti) perdu au milieu de rien mais d’une grande réputation vu le monde qui y vient.

Pour redémarrer nous longeons l’Escaut par le chemin de halage avant de suivre l’Aunelle qui marque la frontière entre la France et la Belgique. Nous passons devant la ville belge de Quiévrain (d’où vient l’expression outre Quiévrain) et traversons son pendant français Quiévrechain. Jusqu’à Le Quesnoy chemin de campagne et petites routes se succèdent. Nous traversons seulement les bois de Beaufort et d’Angre. C’est moins ma came mais cela permet de faire monter un peu la moyenne même si le dénivelé contrecarre les projets d’une belle vitesse.

Parvenu à notre étape nous buvons un verre au bord de l’étang du Pont Rouge. Il a fait très chaud tout au long de la journée.
Toute personne étant passé à proximité ne peut que garder souvenir des remparts caractéristiques qui montrent l’évolution de l’art de la défense du XVIIe siècle (l’époque dite espagnole) au début du xxe siècle. Comme dans beaucoup de ville fortifiées par le célèbre Vauban et venu y mettre sa patte en modifiant l’aspect.
Après avoir planté la tente, le repas traditionnel du nord s’impose… Nous aurons le droit aux scènes habituelles des indigènes nortiaux jusqu’à tard dans la nuit.

Données Garmin : 4H21 71,93kms D+ 488m D- 393m 67% bitume 33% autre

Jour 2 Le Quesnoy – Val Joly

Cap à l’est pour ce deuxième jour. La journée commence comme s’était terminée celle de la veille avec une alternance de chemins et petites routes. Aujourd’hui ça grimpe dès le début. Ce n’est pas très raide mais ça pique quand même les pattes. Bientôt nous rejoignons la forêt de Mormal qui avec ses 9 163 ha, (avec ses beaux chemins Gravel) est le plus grand massif forestier du département du Nord. C’est le seul abritant une population de cerfs (ayant pour origine, comme les sangliers et chevreuils, une réintroduction, car les grands mammifères y avaient totalement disparu, à la suite d’une chasse intensive après la Révolution française). Sa traversée nous amènent à la capitale du fromage qui pue.

Nous buvons un verre mais il est encore tôt pour manger une flamiche à la brasserie Saint-Humbert et boire une bière du même nom (brassée sur place). Nous continuons par des petites routes vers Avesnes-sur-Helpe (ville ambassadrice du Téléthon 2024). Ca grimpe, ça descend, ça regrimpe avant de redescendre… Nous trouvons un petit restaurant sympa. Le couscous m’attire mais je reste sérieux car il reste une grosse trentaine de kilomètres et pas les plus faciles.
Ca continue par le même type de voies, chemins et routes, qui nous mènent à la forêt de Trélon et sa célèbre chapelle Sainte-Hiltrude perdu au fond d’un vallon qui se mérite (pentes à plus de 20%, racines et rochers donc poussage…). Garmin me donne un passage à 36% !!! Je comprends pourquoi le poussage était si fatigant.
Si l’eau de la source est sensée guérir la fièvre et n’aide pas à retrouver du cuissot pour finir l’ascension. Au sommet nous apercevons le lac de Val Joly : comme un graal inaccessible. Car il nous faut contourner le lac par un chemin qui grimpe de nouveau sur plus d’un kilomètre. Le final est très sympa en bord du lac jusqu’au camping.

Soirée chanson au camping avec Jean-Michel À-peu-près. Notre nuit débute avec de cris de bagarre dans le camping. On se croirait à Bergues…

Données Garmin : 5H02 77,99kms D+ 818m D- 762m 90% bitume 10% autre

Jour 3 Val Joly – Maubeuge

Ça commence fort après le petit-déjeuner pris face au lac. Nous attaquons par une montée mais ce sera la seule de la journée. Nous roulons sur des petites routes de campagne. Après une incursion en Belgique, nous regagnons définitivement la France. Après une visite rapide de l’église Saint-Pierre de Solre-le-Chateau, nous enchaînons par la Voie Verte de l’Avesnois. Ce parcours fait partie intégrante de l’EuroVelo3, reliant Trondheim à Saint-Jacques-de-Compostelle, appelé la Scandibérique.
Le profil est majoritairement descendant de quelques poucents entre Solre et Maubeuge ce qui nous permet de rouler à 25kms/h en mode récup et de profiter de cette voie qui est superbe.
Finalement nous sommes à Maubeuge beaucoup plus rapidement que prévu car nous arrivons à Maubeuge un peu avant midi. Juste à temps pour l’apéro final.

Données Garmin : 1H57 35,28kms D+ 234m D- 300m 99% bitume 1% autre

Pour résumer ce parcours : Quelques passages de route qu’il y aurait sans doute moyen d’éviter, le terril impossible à monter mais globalement une belle trace très variée où chacun peut y trouver du plaisir.

Recto-Verso semble être une belle création. Même si les dénivelés me semble peu généreux et quelques passages sont vraiment infranchissables.
Cette première impression reste à confirmer sur d’autres parcours
Les pourcentages hors bitume donnés par Garmin me semble sous estimé à moins que je commence à prendre plaisir à faire de la route.

RAID Ardennes VTT
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